{"id":2257,"date":"2019-03-14T15:23:49","date_gmt":"2019-03-14T14:23:49","guid":{"rendered":"https:\/\/plouguerneau.net\/?p=2257"},"modified":"2019-03-14T15:23:49","modified_gmt":"2019-03-14T14:23:49","slug":"le-commerce-du-vin-entre-les-pays-des-abers-pagan-et-le-sud-ouest-du-royaume-de-france-aux-temps-modernes-1","status":"publish","type":"page","link":"https:\/\/appriou.bzh\/index.php\/le-commerce-du-vin-entre-les-pays-des-abers-pagan-et-le-sud-ouest-du-royaume-de-france-aux-temps-modernes-1\/","title":{"rendered":"Le commerce du vin entre les Pays des Abers\/Pagan et le sud-ouest du royaume de France aux Temps Modernes (1)."},"content":{"rendered":"\n<p>Kergadavarn, le 28 F\u00e9vrier (Jean-Pierre Hirrien) <\/p>\n\n\n\n<p><p style=\"text-align: justify;\">Les littoraux du Pays des Abers et du Pays Pagan pr\u00e9sentent des dispositions naturelles favorables \u00e0 l\u2019implantation de ports commerciaux : une c\u00f4te d\u00e9coup\u00e9e avec de multiples criques, baies ou anses, deux abers.<\/p><\/p>\n\n\n\n<p><p style=\"text-align: justify;\">Quelques documents, la toponymie, les vestiges arch\u00e9ologiques du cimeti\u00e8re d\u2019Iliz Koz, \u00e0 Plouguerneau, et du couvent des Anges de Land\u00e9da laissent supposer ou attestent l\u2019existence autrefois de havres ou de petits ports pour le cabotage, et par cons\u00e9quent de relations commerciales avec le reste de la Bretagne et le sud-ouest de la France (2).<\/p><\/p>\n\n\n\n<figure class=\"wp-block-image\"><img fetchpriority=\"high\" decoding=\"async\" width=\"566\" height=\"601\" src=\"https:\/\/appriou.bzh\/wp-content\/uploads\/2019\/03\/blason.jpg\" alt=\"\" class=\"wp-image-2258\"\/><\/figure>\n\n\n\n<p><p style=\"text-align: justify;\"><strong>Le couvent des Anges \u00e0 Land\u00e9da<\/strong> contient sur l\u2019une de ses fa\u00e7ades un blason en kersanton, dot\u00e9 d\u2019une nef voguant en pleine mer portant une d\u00e9dicace <em>\u00ab&nbsp;aux marins de Penmarc\u2019h&nbsp;<\/em>\u00bb qui t\u00e9moigne des liens mercantiles entre le L\u00e9on et la Cornouaille. Le navire de forme arrondie supporte \u00e0 la proue un ch\u00e2teau \u00e0 deux \u00e9tages, une ancre au bossoir, et \u00e0 la poupe un autre ch\u00e2teau muni de fen\u00eatres. Le gr\u00e9ement comprend un bout-dehors, un grand-m\u00e2t, un hunier, des haubans (XVe-XVIe si\u00e8cles).<\/p><\/p>\n\n\n\n<p><p style=\"text-align: justify;\">L\u2019\u00e9tude des flux commerciaux entre les Pays des Abers\/Pagan et les zones d\u2019approvisionnement en vins de Nantes, de La Rochelle et du Bordelais, am\u00e8ne certaines interrogations concernant les habitudes de consommation des boissons alcoolis\u00e9es des habitants et les moyens employ\u00e9s pour satisfaire leurs besoins.<\/p><\/p>\n\n\n\n<p><strong>La<\/strong> <strong>consommation<\/strong><strong> d\u2019alcools en Bretagne aux Temps Modernes<\/strong>.<\/p>\n\n\n\n<p><p style=\"text-align: justify;\">Si en 1788, les Bretons consomment avant tout du cidre (en Bretagne centrale et orientale les pommiers dominent et la taxation est plus faible), de la bi\u00e8re (dans les villes portuaires), alors que le vin repr\u00e9sente un peu plus du tiers de la consommation. Les eaux-de-vie et liqueurs sont marginales du fait de la lourdeur des taxes et d\u2019une l\u00e9gislation sociale discriminatoire du Parlement de Rennes qui, en 1735, interdit, de s\u2019approvisionner en eau-de-vie en de\u00e7\u00e0 de 20 L.T.* de capitation*.&nbsp; Les Bretons se tournent avant tout vers du vin originaire du Bordelais (Grave, M\u00e9doc, Saint-Emilion, Blaye, Bourg, Entre-deux-Mers). Le vin issu de Bordeaux rejoint \u00e0 50% la Bretagne, soit 11 millions de litres en 1787. Ils boivent \u00e9galement du vin de Charente, Aunis, Saintonge et des vins de Loire&nbsp;(Anjou, Touraine). On n\u2019oubliera pas l\u2019achat assez rare de vins (blancs) du Pays Nantais moins chers et de vins bretons m\u00e9diocres (Gu\u00e9rande, Rhuys).<\/p><\/p>\n\n\n\n<figure class=\"wp-block-image\"><img decoding=\"async\" width=\"1000\" height=\"954\" src=\"https:\/\/appriou.bzh\/wp-content\/uploads\/2019\/03\/port.jpg\" alt=\"\" class=\"wp-image-2260\" srcset=\"https:\/\/appriou.bzh\/wp-content\/uploads\/2019\/03\/port.jpg 1000w, https:\/\/appriou.bzh\/wp-content\/uploads\/2019\/03\/port-768x733.jpg 768w\" sizes=\"(max-width: 1000px) 100vw, 1000px\" \/><\/figure>\n\n\n\n<p><p style=\"text-align: justify;\"><strong>Le Port de Brest au XVIIIe si\u00e8cle<\/strong> (Van Blarenberghe) re\u00e7oit des quantit\u00e9s de vin appr\u00e9ciables, destin\u00e9es \u00e0 la population civile ainsi qu\u2019\u00e0 la Royale et aux ouvriers du port. Au XVIIIe si\u00e8cle, Brest importe 6 \u00e0 7000 tonneaux de vin de Bordeaux avec des pointes \u00e0 10.000 tonneaux, auxquels s\u2019ajoutent des vins de Saintonge et des Pays de Loire. Sur les quais de la cit\u00e9 du Ponant le vin destin\u00e9 aux \u00e9quipages est embarqu\u00e9 sur les navires de la Royale. Le travail est effectu\u00e9 par des bagnards (reconnaissables \u00e0 leurs bonnets rouges ou bleus) ou par des portefaix. La roue, actionn\u00e9e par un homme plac\u00e9 \u00e0 l\u2019int\u00e9rieur du tambour facilite le travail de manutention. A bord, les marins se contentent de petits vins mais les officiers appr\u00e9cient les vins de qualit\u00e9. Les vins de Saintonge sont servis en premier aux marins puis viennent ensuite ceux de Bordeaux qui tiennent mieux la mer.<\/p><\/p>\n\n\n\n<p>Vins et alcools <strong>refl\u00e8tent les diff\u00e9rentes composantes de la soci\u00e9t\u00e9 d\u2019Ancien R\u00e9gime.<\/strong> Ils constituent un marqueur social.<\/p>\n\n\n\n<p><p style=\"text-align: justify;\">Les eccl\u00e9siastiques, les nobles, et les bourgeois ach\u00e8tent des vins de qualit\u00e9 (Graves, Saint-Emilion, Margaux, Pauillac, M\u00e9doc) que l\u2019on go\u00fbte entre gens de bonne compagnie lors des r\u00e9ceptions et autres f\u00eates. De plus, ils ne n\u00e9gligent pas les alcools forts et eaux-de-vie. Ils disposent de lieux de conservation dans leurs maisons, manoirs ou ch\u00e2teaux et ach\u00e8tent leurs vins en barriques.<\/p><\/p>\n\n\n\n<p><p style=\"text-align: justify;\">Ainsi \u00e0 la fin du XVIIIe si\u00e8cle, l\u2019IADC* du<strong> recteur<\/strong> de Plouguerneau Denis de Lesmel r\u00e9v\u00e8le la pr\u00e9sence de deux barriques de vin (blanc et rouge) dans son cellier.<\/p><\/p>\n\n\n\n<p><p style=\"text-align: justify;\">Les communaut\u00e9s religieuses, telle celle des moines de Notre-Dame des Anges \u00e0 Land\u00e9da sont de grosses consommatrices de vin. Dans la seconde moiti\u00e9 du XVIIe si\u00e8cle, les 18 moines \u00e9valuent leurs besoins \u00e0 40 pipes*. Impressionnant&nbsp;! Elles correspondent \u00e0 leur consommation personnelle, \u00e0 celle de leurs 6 domestiques, au vin de messe, et aux demandes des gens de passage car le couvent accueille ses bienfaiteurs mais \u00e9galement des voyageurs et malades qui viennent profiter du <em>\u00ab&nbsp;bon air&nbsp;\u00bb<\/em> et du vin r\u00e9parateur. Les religieux sont avantag\u00e9s au niveau des taxes et d\u00e9fendent leurs privil\u00e8ges de franchises. Ils envisagent d\u2019envoyer un \u00e9missaire en Anjou afin de prospecter et commander du vin (3)&nbsp;&nbsp; &nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;<\/p><\/p>\n\n\n\n<p>Joseph Gu\u00e9guen, meunier au Zorn (Plouguerneau), d\u00e9c\u00e8de en 1775. Ses biens sont estim\u00e9s \u00e0 2359 L.T., somme rondelette pour l\u2019\u00e9poque. Dans sa cave sommeille une barrique de vin. Il doit 96 L.T pour celle-ci \u00e0 Fran\u00e7ois Cabon, notaire royal.<\/p>\n\n\n\n<figure class=\"wp-block-image\"><img decoding=\"async\" src=\"https:\/\/plouguerneau.net\/wp-content\/uploads\/2019\/03\/cellier.jpg\" alt=\"\" class=\"wp-image-2262\"\/><figcaption><strong>Cellier \u00e0 vin<\/strong> (manoir de Tr\u00e9babu, Photo B. Le Bec)<\/figcaption><\/figure>\n\n\n\n<p><p style=\"text-align: justify;\">Dans l\u2019ouest breton et donc en Pays des Abers\/Pagan, le peuple se satisfait de vins \u00e0 petits prix, souvent primeurs, l\u00e9gers, et de breuvages frelat\u00e9s ou coup\u00e9s. Le vin s\u2019impose d\u00e8s le Moyen-\u00c2ge car la raret\u00e9 des pommiers et poiriers n\u2019oriente pas les habitants vers le cidre ou le poir\u00e9. De plus, les routes des vins longeant nos c\u00f4tes facilitent les approvisionnements. Les consommateurs se rassasient de petits blancs (de Blaye, de Bourg, nantais), moins chers et quelconques, sans d\u00e9laisser les vins rouges, <em>\u00ab&nbsp;vins bien couverts haut, tr\u00e8s noirs&nbsp;\u00bb<\/em>, souvent de Blaye, de Bourg et des Charentes. La bi\u00e8re en bouteille ou <em>\u00ab&nbsp;pissat de jument&nbsp;\u00bb<\/em> (staot kazeg) et le cidre servi en pot* sont moins pris\u00e9s.<\/p><\/p>\n\n\n\n<p><p style=\"text-align: justify;\">La Bretagne compte de nombreux<strong> cabarets et tavernes<\/strong>. L\u2019interdiction d\u2019avoir une barrique de vin \u00e0 r\u00e9sidence en de\u00e7\u00e0 de 5 L.T. de capitation (\u00e0 Lorient et Brest par exemple) explique en partie le ph\u00e9nom\u00e8ne. Dans les villes la concentration est cons\u00e9quente&nbsp;: \u00e0 Brest 80 d\u00e9bits assurent la diffusion des alcools, tandis qu\u2019\u00e0 Nantes ils sont 286.<\/p><\/p>\n\n\n\n<p><p style=\"text-align: justify;\">En 1787, dans 18 directions de la <strong>Ferme des Devoirs*<\/strong> on en recense 4.400, soit une moyenne de 331 par direction.<\/p><\/p>\n\n\n\n<p><p style=\"text-align: justify;\">Dans les campagnes les traces de cabarets et auberges ne manquent gu\u00e8re.&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp; &nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;<\/p><\/p>\n\n\n\n<p><p style=\"text-align: justify;\">Au XVIIIe si\u00e8cle, au bourg de Plouguerneau, l\u2019aubergiste Ren\u00e9 Le Got tient boutique. Les eccl\u00e9siastiques notent dans les registres paroissiaux quelques d\u00e9c\u00e8s par accidents dans son estaminet. R\u00e9sultat vraisemblablement d\u2019exc\u00e8s de boissons !<\/p><\/p>\n\n\n\n<p><p style=\"text-align: justify;\">En 1756, Christophe Laot, install\u00e9 au bourg de Plouguerneau s\u2019inqui\u00e8te de la sollicitude du <em>\u00ab&nbsp;fermier g\u00e9n\u00e9ral des imp\u00f4ts&nbsp;\u00bb <\/em>de Lesneven (de la Ferme des Devoirs) et de ses deux sbires qui le surveillent et le toisent de haut. Son vin doit \u00eatre \u00ab&nbsp;<em>bon, loyal et marchand&nbsp;\u00bb <\/em>et non trafiqu\u00e9. Le trio visite la cave et le chai, contr\u00f4le le livre de comptes (paraph\u00e9 par un juge royal local) et v\u00e9rifie sa concordance avec les 21 barriques pr\u00e9sentes. En effet, certains cabaretiers vendent des vins sous de fausses appellations afin de payer moins de droits. Outre les contr\u00f4les sur ses marchandises, le tenancier doit fournir au fermier un b\u00e9n\u00e9fice* lors de l\u2019adjudication pour la tenue de son \u00e9tablissement.<\/p><\/p>\n\n\n\n<p><p style=\"text-align: justify;\">Avant la R\u00e9volution, les alcools sont des produits fortement tax\u00e9s. Aux prix \u00e0 l\u2019achat, il faut ajouter le transport vers les ports et les multiples taxes. Celles-ci comprennent les droits de sortie, d\u2019entr\u00e9e dans les ports, les droits de la Ferme des Devoirs (Grand Devoir, Petit Devoir, les Billots pour les vins au d\u00e9tail). Une partie des taxes sur les alcools et vins revient aux Etats de Bretagne*. L\u2019imp\u00f4t frappe in\u00e9galement les boissons&nbsp;: les alcools forts bien plus que la bi\u00e8re ou le cidre. Les vins hors du cru (ext\u00e9rieur \u00e0 la province) davantage que ceux du cru (de la Bretagne). Le montant total des taxes est lourd&nbsp;: 33% du prix de vente au d\u00e9tail. Ceux qui ont les moyens ach\u00e8tent \u00ab&nbsp;en gros&nbsp;\u00bb afin d\u2019all\u00e9ger l\u2019imposition.<\/p><\/p>\n\n\n\n<p><p style=\"text-align: justify;\">Les IADC nous laissent d\u00e9couvrir des portraits assez surprenants de nobles qui s\u2019adonnent au commerce du vin. A Plouguerneau, la famille de Kervern ou Kerven est de ceux-l\u00e0. En 1734, une dame de Kerven se d\u00e9clare commer\u00e7ante en boissons et acquitte 18 L.T. de capitation.<\/p><\/p>\n\n\n\n<p><p style=\"text-align: justify;\">Au milieu du XVIIIe si\u00e8cle, Marie-Anne Bonaventure Le Pape de Lescoat, \u00e9pouse de l\u2019\u00e9cuyer Messire Toussaint-Marie de Kerven de Kersulec, s\u2019affaire dans son d\u00e9bit de boisson \u00e0 Plouguerneau. En 1772, Charles-Ren\u00e9 de Kerven r\u00e9sidant au manoir de Tr\u00e9ongar, marchand au passage sur l\u2019aber Wrac\u2019h, s\u2019enrichit dans le n\u00e9goce du vin. Sa fortune s\u2019\u00e9tablit \u00e0 7586 L.T. Notable et noble, capitaine aide-major, il commande le bataillon d\u2019infanterie des garde-c\u00f4tes de Lesneven, rattach\u00e9 \u00e0 la 10<sup>\u00e8me<\/sup> capitainerie de l\u2019Amiraut\u00e9 de Brest. Il parade en \u00ab uniforme \u00bb compos\u00e9 <em>\u00ab d\u2019un habit veste et culotte d\u2019ordonnance garde-cotte \u00bb.<\/em> &nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;<\/p><\/p>\n\n\n\n<p><p style=\"text-align: justify;\">En mai 1793, \u00e0 Plouguerneau, la veuve Grignou dirige, en compagnie de sa ni\u00e8ce, une auberge qui sert de plaque tournante \u00e0 la vente de marchandises vol\u00e9es \u00e0 bord du <strong><em>Garlinque<\/em><\/strong>, prise irlandaise d\u2019un corsaire fran\u00e7ais.<\/p><\/p>\n\n\n\n<p><p style=\"text-align: justify;\">Selon A. Nicolas, les patentes de l\u2019an VI (1797\/98) concernent 4 hommes et une femme aubergistes \u00e0 Plouguerneau, auxquels s\u2019ajoute un cabaretier. A Guiss\u00e9ny les aubergistes se chiffrent \u00e0 trois.<\/p><\/p>\n\n\n\n<p><p style=\"text-align: justify;\">En 1851, la profession li\u00e9e \u00e0 la vente d\u2019alcools \u00e0 Plouguerneau explose&nbsp;: 11 aubergistes, 2 cabaretiers et 5 femmes cabareti\u00e8res sont recens\u00e9s.<\/p><\/p>\n\n\n\n<figure class=\"wp-block-image\"><img decoding=\"async\" src=\"https:\/\/plouguerneau.net\/wp-content\/uploads\/2019\/03\/auberge.jpg\" alt=\"\" class=\"wp-image-2261\"\/><figcaption><strong>O. Perrin, l\u2019auberge \u00e0 Quimper<\/strong><\/figcaption><\/figure>\n\n\n\n<p><p style=\"text-align: justify;\">Dans les auberges le vin est conserv\u00e9 dans des barriques ou des tier\u00e7ons* et mis en bouteille (tronconiques et larges d\u2019\u00e9paules, en verre ou en terre). Il est servi \u00e9galement en pichets de terre ou d\u2019\u00e9tain et en chopine. Des bouchons en li\u00e8ge permettent la mise en bouteille qui se d\u00e9veloppe peu \u00e0 peu lors de l\u2019arriv\u00e9e des cargaisons en Bretagne. Ils assurent une meilleure conservation des vins. La barrique bordelaise est estim\u00e9e \u00e0 225 litres, celle de la Ferme \u00e0 223 litres. En 1788, le prix moyen d\u2019un pot de vin breton est d\u2019une L.T. 18 sols et de 10 sols \u00e0 une L.T. pour le vin nantais, sachant que le salaire journalier d\u2019un manouvrier tourne au mieux autour d\u2019une L.T.&nbsp;! Le vin provenant de l\u2019ext\u00e9rieur de la province co\u00fbte en moyenne d\u2019une \u00e0 deux L.T. Le prix \u00e9lev\u00e9 du vin chez les d\u00e9bitants doit interpeller les consommateurs. Il faut signaler que dans les villes les prix sont major\u00e9s d\u2019octrois ce qui pousse les consommateurs \u00e0 se rendre dans les cabarets localis\u00e9s dans les faubourgs afin de payer moins cher leurs consommations. Il est plus avantageux de consommer au Folgo\u00ebt qu\u2019\u00e0 Lesneven.<\/p><\/p>\n\n\n\n<div class=\"wp-block-image\"><figure class=\"aligncenter is-resized\"><img decoding=\"async\" src=\"https:\/\/plouguerneau.net\/wp-content\/uploads\/2019\/03\/bouteille.jpg\" alt=\"\" class=\"wp-image-2263\" width=\"174\" height=\"364\"\/><figcaption><strong>Bouteille en verre du XVIIIe si\u00e8cle<\/strong>. <a>(N. Mainet-Delair)&nbsp; <\/a><\/figcaption><\/figure><\/div>\n\n\n\n<p><p style=\"text-align: justify;\">La <strong>qualit\u00e9 du vin<\/strong> re\u00e7u par les aubergistes est souvent probl\u00e9matique. Dans les ann\u00e9es 1780, un aubergiste de Saint-Renan, Lavigne (le bien nomm\u00e9 !), se plaint souvent dans ses courriers aux n\u00e9gociants de Bordeaux et de Blaye de leurs livraisons. Des bateaux de Laberildut, d\u2019Audierne, de Dieppe, d\u2019Argenton assurent le transport. L\u2019aubergiste commande du vin de Libourne, de Blaye (rouge et blanc), certes de qualit\u00e9 et qualifi\u00e9 de <em>\u00ab bon, de bon go\u00fbt \u00bb,<\/em> mais de temps \u00e0 autre <em>\u00ab m\u00e9diocre, vil qui se peut avec de la liqueur \u00bb.<\/em> Parfois, il menace de suspendre ses commandes. Il r\u00e9clame un bon conditionnement du vin dans les futailles et de contacter des assurances aupr\u00e8s du fournisseur\/n\u00e9gociant (4)<a>.<\/a><\/p><\/p>\n\n\n\n<p><p style=\"text-align: justify;\">Les auberges et cabarets sont des lieux festifs o\u00f9 les Bretons aiment se distraire et boire. Tout au moins quand ils en ont les moyens. Certains le font raisonnablement, d\u2019autres sombrent dans des exc\u00e8s d\u00e9nonc\u00e9s par exemple par Dom Michel Le Nobletz dans ses taolennou. Dans la carte des exercices quotidiens le notable, bien v\u00eatu, d\u00e9guste \u00e0 domicile, tandis qu\u2019\u00e0 l\u2019auberge l\u2019ivrogne s\u2019endort \u00e0 table.<\/p><\/p>\n\n\n\n<p><p style=\"text-align: justify;\">L<strong>\u2019ivrognerie<\/strong> est stigmatis\u00e9e dans l\u2019enqu\u00eate sur la <strong>mendicit\u00e9<\/strong> en 1774 (5). Elle serait l\u2019une des principales raisons de la pauvret\u00e9 des Plouguern\u00e9ens et des L\u00e9onards. Il y a lieu de s\u2019\u00e9tonner car les prix des vins et alcools auraient d\u00fb rendre ces breuvages peu accessibles. A l\u2019aube de la R\u00e9volution, le Bas-Breton pratique \u00e9ventuellement l\u2019ivrognerie dominicale et f\u00e9riale \u00e0 base de vin et de cidre. Lors des foires et trom\u00e9nies (pardons) l\u2019exon\u00e9ration ou la minoration des taxes qui incombent aux marchands ambulants pousse \u00e0 la consommation de cidre et d\u2019eau-de-vie. Mais dans la vie de tous les jours, il consomme du lait et de l\u2019eau. La preuve que la grande masse des paysans n\u2019abuse pas de boissons alcoolis\u00e9es au quotidien se trouve dans les IADC. Il n\u2019y a qu\u2019exceptionnellement des mentions \u00e0 ce sujet.<\/p><\/p>\n\n\n\n<figure class=\"wp-block-image\"><img decoding=\"async\" src=\"https:\/\/plouguerneau.net\/wp-content\/uploads\/2019\/03\/ivrognerie.png\" alt=\"\" class=\"wp-image-2264\"\/><figcaption><strong>Sabli\u00e8re d\u2019\u00e9glise \u00e9voquant l\u2019ivrognerie <\/strong>(\u00e9glise du Grouanec)<\/figcaption><\/figure>\n\n\n\n<p><p style=\"text-align: justify;\"><strong>Sabli\u00e8re d\u2019\u00e9glise \u00e9voquant l\u2019ivrognerie <\/strong>(\u00e9glise du Grouanec) : frise de l\u2019ivrognerie en bois de ch\u00eane polychrome. On y voit un porc, une cl\u00e9 dans le museau, devant une barrique ou un tonneau. Un homme tient la queue du porc d\u2019une main et de l\u2019autre tend un pichet \u00e0 son camarade qui lui rend la pareille en lui offrant un verre de bi\u00e8re.<\/p><\/p>\n\n\n\n<p><p style=\"text-align: justify;\">Une autre cat\u00e9gorie sociale s\u2019abandonne \u00e0 l\u2019ivrognerie&nbsp;: le clerg\u00e9<strong>. <\/strong>En L\u00e9on, une enqu\u00eate pointe du doigt 75 religieux ! (6). &nbsp;<\/p><\/p>\n\n\n\n<p><p style=\"text-align: justify;\">Les pasteurs sont <em>\u00ab \u00e9pris de vin, s\u2019oublient dans le vin, ont des exc\u00e8s de vin \u00bb.<\/em> En 1759, Denis de Lesmel, recteur de Plouguerneau, se plaint de ce pr\u00eatre qui <em>\u00ab a pass\u00e9 presque la derni\u00e8re ann\u00e9e dans une crapule et une ivresse perp\u00e9tuelle \u00bb.<\/em> En 1762, il r\u00e9cidive <em>\u00ab disant la messe en mauvais \u00e9tat, c\u2019est-\u00e0-dire plein de vapeurs bachiques qui fait sa passion dominante et scandaleuse \u00bb.<\/em> Il est connu pour <em>\u00ab son insubordination, l\u2019irr\u00e9gularit\u00e9 de ses m\u0153urs. Il est indigne de porter les surplus de l\u2019Eglise \u00bb.<\/em> Il fr\u00e9quenterait une demoiselle dont le mode de vie est dissolu. Peut-\u00eatre est-ce Jeanne Breton du bourg, dont le nom appara\u00eet trois fois dans les registres des bapt\u00eames pour trois naissances d\u2019enfants, sans mari ! Le comportement scandaleux de l\u2019eccl\u00e9siastique serait attribu\u00e9 \u00e0 Fran\u00e7ois-Marie de Kervern, d\u00e9c\u00e9d\u00e9 \u00e0 47 ans, en 1770.<\/p><\/p>\n\n\n\n<p><p style=\"text-align: justify;\">La situation changera lors de la R\u00e9volution&nbsp;: la destruction des r\u00e9glementations d\u2019Ancien R\u00e9gime entra\u00eene une diminution notable des prix des eaux-de-vie. Alors, la <em>\u00ab liqueur meurtri\u00e8re \u00bb<\/em> ou <em>\u00ab&nbsp;gwin ardant&nbsp;\u00bb<\/em> se r\u00e9pand chez les Bas-Bretons et l\u2019ivrognerie se g\u00e9n\u00e9ralise. On boit de plus en plus \u00e0 l\u2019issue des march\u00e9s, des foires, des pardons, des offices religieux\u2026<\/p><\/p>\n\n\n\n<figure class=\"wp-block-image\"><img decoding=\"async\" src=\"https:\/\/plouguerneau.net\/wp-content\/uploads\/2019\/03\/repas-1024x681.jpg\" alt=\"\" class=\"wp-image-2265\"\/><figcaption><strong>Le repas du bapt\u00eame<\/strong> (Olivier Perrin)<\/figcaption><\/figure>\n\n\n\n<p><p style=\"text-align: justify;\"><strong>Le repas du bapt\u00eame<\/strong> (Olivier Perrin) illustre l\u2019ivrognerie festive. Dans une auberge rustique, la c\u00e9r\u00e9monie du bapt\u00eame \u00e0 l\u2019\u00e9glise achev\u00e9e, le jour m\u00eame ou le lendemain de la naissance du b\u00e9b\u00e9, l\u2019assembl\u00e9e comprenant le parrain, la marraine, le p\u00e8re du nouveau-n\u00e9 (au centre), mais pas la m\u00e8re qui reste au foyer et doit se soumettre \u00e0 la c\u00e9r\u00e9monie des relevailles, s\u2019installe pour les libations. On consomme omelettes, fouaces ou g\u00e2teaux plats, du poisson (mang\u00e9 par le chien&nbsp;!) et du pain blanc. Il n\u2019y a pas de fourchettes mais des cuill\u00e8res. On boit du vin fort (ici de Cahors et de Marennes) dans deux ou trois verres qui servent \u00e0 tout le monde. Le sonneur de cloches (celui qui porte des clefs&nbsp;\u2026 et le b\u00e9b\u00e9) est ivre. La sage-femme (\u00e0 gauche) est encourag\u00e9e \u00e0 boire par son conjoint. A droite, des parents sont hilares.&nbsp;<\/p><\/p>\n\n\n\n<p><p style=\"text-align: justify;\">Le vin se classe dans la cat\u00e9gorie des boissons, mais il est \u00e9galement consid\u00e9r\u00e9 comme un fortifiant et un m\u00e9dicament que l\u2019on absorbe en cas de maladie. En 1780, Ren\u00e9 Guiavarc\u2019h, d\u00e9c\u00e8de au Grouanec en Plouguerneau. Il doit 6 L.T. \u00e0 un aubergiste de Kernilis qui lui a livr\u00e9 du vin pour se soigner.<\/p><\/p>\n\n\n\n<p>&nbsp;&nbsp; <strong>&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;<\/strong><strong>Les ports qui re\u00e7oivent du vin.<\/strong><\/p>\n\n\n\n<figure class=\"wp-block-image\"><img decoding=\"async\" src=\"https:\/\/plouguerneau.net\/wp-content\/uploads\/2019\/03\/PORTS-PAGAN-XVIIIE-1024x814.jpg\" alt=\"\" class=\"wp-image-2259\"\/><\/figure>\n\n\n\n<p><p style=\"text-align: justify;\">La Basse-Bretagne ne disposant pas de vignobles et ceux de Bretagne produisant des vins m\u00e9diocres destin\u00e9s aux populations locales, d\u00e8s lors les approvisionnements en vin des Pays des Abers\/Pagan proviennent avant tout du sud-ouest du royaume. Les caboteurs locaux ou d\u2019autres ports bretons se chargent d\u2019acheminer vers l\u2019aber Beno\u00eet, l\u2019Aber-Wrac\u2019h, le Paluden (Lannilis\/Plouguerneau), Plouguerneau\/Le Korejou, le Kernik (Guiss\u00e9ny) et Pontusval leurs pr\u00e9cieuses cargaisons.<\/p><\/p>\n\n\n\n<p>&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp; &nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;<strong>L\u2019Aber-Wrac\u2019h. <\/strong><\/p>\n\n\n\n<p><p style=\"text-align: justify;\">Entre 1445 et 1520, le port de l\u2019Aber-Wrac\u2019h envoyait une vingtaine de navires \u00e0 Bordeaux et se hissait au douzi\u00e8me rang des ports bretons par le nombre de bateaux fr\u00e9quentant la ville du sud-ouest<a>(7)<\/a>. &nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;<\/p><\/p>\n\n\n\n<p><p style=\"text-align: justify;\">Au XVIe si\u00e8cle et dans la premi\u00e8re moiti\u00e9 du XVIIe si\u00e8cles, il semble que les caboteurs locaux ayant fr\u00e9quent\u00e9<strong> Nantes<\/strong> ou <strong>Bordeaux<\/strong> soient peu nombreux (<a>8)<\/a>. A Nantes&nbsp;: en 1556&nbsp;: un navire de l\u2019Aber-Wrac\u2019h&nbsp;; en 1566-67 et en 1595-96&nbsp;: aucun bateau&nbsp;;&nbsp;en 1631&nbsp;: 5 navires de l\u2019Aber-Wrac\u2019h. A Bordeaux&nbsp;: en 1640-47 et en 1661 aucun navire. Selon J. Tanguy les importations de vin nantais sur la c\u00f4te nord du L\u00e9on sont infimes. Le d\u00e9faut de qualit\u00e9 de ce vin en est l\u2019explication d\u2019autant que d\u2019autres vignobles du sud-ouest et du Val de Loire pr\u00e9sentent des garanties de go\u00fbt et de conservation appr\u00e9ciables.<\/p><\/p>\n\n\n\n<p><p style=\"text-align: justify;\">Pourtant, en 1661, une armada de petits caboteurs alimente la Bretagne en vin \u00ab&nbsp;clairet&nbsp;\u00bb de Bordeaux. En L\u00e9on, Laberildut\/Argenton, Le Conquet, Roscoff, Landerneau envoient pr\u00e8s de 200 bateaux \u00e0 Bordeaux. Ailleurs, Audierne et les ports de l\u2019actuel Morbihan entretiennent des relations commerciales soutenues avec le port girondin.<\/p><\/p>\n\n\n\n<p><p style=\"text-align: justify;\">A la fin du XVIIe si\u00e8cle, quelques navires se dirigent vers Bordeaux.<\/p><\/p>\n\n\n\n<p><p style=\"text-align: justify;\">Les archives livrent pour l\u2019Aber-Wrac\u2019h, en 1698, la <strong>Marie-Joseph<\/strong>, 20 Tx, comprenant un \u00e9quipage de 3 ou 4 hommes et un&nbsp;ou deux <em>\u00ab&nbsp;gar\u00e7on(s)&nbsp;\u00bb <\/em>(mousse(s)<em>,<\/em> command\u00e9e par Barth\u00e9lemy Buzic ou encore, en 1699, l\u2019<strong>Esp\u00e9rance<\/strong>, 15 ou 20 Tx, capitaine Mathieu Le Hir.<\/p><\/p>\n\n\n\n<figure class=\"wp-block-image\"><img decoding=\"async\" src=\"https:\/\/plouguerneau.net\/wp-content\/uploads\/2019\/03\/barque.png\" alt=\"\" class=\"wp-image-2266\"\/><figcaption><strong>Barque bretonne (N. Ozanne), \u00e0 voiles carr\u00e9es. <\/strong><\/figcaption><\/figure>\n\n\n\n<table class=\"wp-block-table aligncenter is-style-stripes\"><tbody><tr><td><strong>Barque bretonne (N. Ozanne), \u00e0 voiles carr\u00e9es. <\/strong>Dans la premi\u00e8re moi- ti\u00e9 du XVIIIe si\u00e8cle, le tonnage moyen d\u2019un caboteur des Abers\/Pagan s\u2019\u00e9tablit \u00e0 35 tx pour 17 indications de tonnages. En 1787, sur 6 navires qui quittent Bordeaux la moyenne est de 48 tx pour l\u2019Aber-Wrac\u2019h et de 28 tx pour l\u2019aber Beno\u00eet. Les faibles tonnages correspondent \u00e0 la modestie des march\u00e9s de consommation des arri\u00e8res pays. <br>Dans la premi\u00e8re moiti\u00e9 du XVIIIe si\u00e8cle, \u00e0 l\u2019Aber-Wrac\u2019h, 98% des ba-teaux sont des barques \u00e0 un ou deux m\u00e2ts, de formes ramass\u00e9es. Ils peuvent \u00eatre pont\u00e9s. Il existe \u00e9galement des chaloupes et des chasse-mar\u00e9es. Ils portent <em>\u00ab&nbsp;une croix noire ou kroaz du<\/em> <em>en haut de leur m\u00e2t, comme le font les Bretons en temps de paix et en temps de guerre \u00bb <\/em>(9).<br>Les navires originaires des deux Pays naviguent isol\u00e9ment, \u00e0 la <br>diff\u00e9rence des ports de plus grande envergure dont les unit\u00e9s se regrou &#8211; pent pour des raisons s\u00e9curitaires. La faiblesse de la \u00ab flotte \u00bb commer- ciale en est l\u2019explication.<br>Alors, les embarcations ne n\u00e9cessitent que des \u00e9quipages de trois \u00e0 cinq hommes, rarement plus. Le ma\u00eetre embarque un ou deux matelots et un gar\u00e7on. Le r\u00e8glement de 1727 impose un mousse (ou jeune gar\u00e7on) d\u00e8s que l\u2019\u00e9quipage se compose de trois matelots et un novice d\u00e8s qu\u2019un <br>caboteur Jauge 25 tonneaux. Le r\u00e8glement de 1745 oblige \u00e0 recruter un novice pour quatre hommes d\u2019\u00e9quipage. &nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp; <br>En fait, par ces dispositions, le cabotage constitue une \u00e9cole de formation des matelots. La chaloupe ne dispose que de trois marins : le ma\u00eetre, le matelot et un mousse. &nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;.&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp; <br>&nbsp;La navigation la plus active des caboteurs se d\u00e9roule au printemps, mais \u00e9galement en octobre\/novembre afin de rechercher le vin primeur (de ville et du haut pays), issu des vendanges et co\u00efncidant avec la grande foire bordelaise. Ces caboteurs voguent en droiture, c\u2019est-\u00e0-dire pratique-ment sans escale ou de port en port et \u00e0 proximit\u00e9 des rivages.<br>Les fortunes de mer (temp\u00eates, accidents ou incidents) \u00e9maillent ces voy-ages. Le 4 novembre 1788, Ren\u00e9-Fran\u00e7ois-Marie Riou et Herv\u00e9 Le Dau- phin, novices \u00e0 bord du b\u00e2timent la <strong>Marie-Fran\u00e7oise<\/strong> de Perros en <em>\u00ab Bas-se Bretagne \u00bb<\/em>, signalent, au greffe de la Rochelle, la disparition du ma\u00eetre de barque T.Tassel et de Jean-Fran\u00e7ois Langlais de Perros <em>\u00ab absents du na-vire depuis le 18 septembre 1788 \u00bb<\/em>. Sans doute se sont-ils noy\u00e9s. Leurs har-des feront l\u2019objet d\u2019inventaires (10).&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;<\/td><\/tr><\/tbody><\/table>\n\n\n\n<p><p style=\"text-align: justify;\">En 1699, les exp\u00e9ditions de vin de Bordeaux vers l\u2019Aber-Wrac\u2019h sont m\u00e9diocres (moins de 100 tonneaux).<\/p><\/p>\n\n\n\n<p><p style=\"text-align: justify;\">Les bateaux recens\u00e9s en 1698 r\u00e9apparaissent \u00e0 Bordeaux \u00e0 trois reprises en 1700\/1701 pour acheter des barriques de vin et d\u2019eau-de-vie (11). Leur cargaison est d\u00e9barqu\u00e9e \u00e0 l\u2019Aber-Wrac\u2019h ou dans d\u2019autres ports bretons (Port-Launay, Morlaix). Les deux navires paraissent bien esseul\u00e9s et t\u00e9moignent d\u2019une faiblesse certaine de l\u2019implication des armateurs des Pays des Abers\/Pagan dans leurs relations commerciales avec les ports girondins par rapport aux centaines de bateaux recens\u00e9s de l\u2019\u00cele d\u2019Yeu, du golfe du Morbihan, de Laberildut\/Argenton. Outre le vin, Barth\u00e9l\u00e9my Buzic transporte occasionnellement du savon, de la cire et du lard vers Bayonne.<\/p><\/p>\n\n\n\n<p><p style=\"text-align: justify;\">L\u2019indigence des flux doit \u00eatre reli\u00e9e au contexte des guerres. <strong>Les statistiques des rel\u00e2ches des bateaux dans le port de l\u2019Aber-Wrac\u2019h<\/strong> confirment l\u2019atonie du port (12). Le \u00ab&nbsp;trafic&nbsp;\u00bb vers le port ou d\u2019autres destinations de navires en rel\u00e2che est quasiment nul (1693-97) ou inconsistant (1704-1706). D\u2019octobre 1706 \u00e0 septembre 1707 le port ne re\u00e7oit que 25 tx de vin&nbsp;! Deux guerres marquent la ligne du temps&nbsp;: la guerre de la Ligue d\u2019Augsbourg&nbsp;(1686-97) et celle de la Succession d\u2019Espagne (1701-1714). Le commerce maritime en Manche subit de plein fouet les attaques des corsaires hollandais et anglais.<\/p><\/p>\n\n\n\n<table class=\"wp-block-table\"><tbody><tr><td>1693&nbsp;: 6&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp; &nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;1700&nbsp;: 87<br>1694&nbsp;: 6&nbsp;&nbsp;&nbsp; &nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;1704&nbsp;: 45<br>1695&nbsp;: 9&nbsp;&nbsp; &nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;1705&nbsp;: 49<br>1696&nbsp;: 15&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp; &nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;1706&nbsp;: 24<br>1697&nbsp;: 12&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp; &nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;1707&nbsp;: 58<br>1698&nbsp;: 66 &nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;1708&nbsp;: 148<br>1699&nbsp;: 78<\/td><\/tr><\/tbody><\/table>\n\n\n\n<p>La fin des guerres louisquatorziennes et la mort du roi soleil amorcent une certaine reprise du trafic et des liaisons en direction de Bordeaux.<\/p>\n\n\n\n<p>En 1718, les navires originaires de l\u2019Aber-Wrac\u2019h et quittant le port de Bordeaux avec des cargaisons de vin se chiffrent \u00e0 sept. (13)<\/p>\n\n\n\n<p>En &nbsp;juin, la <strong>Fran\u00e7oise<\/strong>, 25 Tx&nbsp;; en septembre, la <strong>Serverne<\/strong>, capitaine Pierre Raffin, 9 Tx, 4 hommes&nbsp;; en octobre, la <strong>Genevi\u00e8ve<\/strong>, capitaine Jean Buziek 18 Tx, 4 hommes, pour l\u2019Aber-Wrac\u2019h&nbsp;; le <strong>Saint-Joseph,<\/strong> capitaine Marc Amelot,&nbsp;4 hommes, 18 Tx, pour Dublin&nbsp;; la <strong>Marie-Joseph<\/strong>, capitaine Guillaume Buziek, 16 Tx, 4 hommes, pour Saint-Pol-de-L\u00e9on&nbsp;; la <strong>Fran\u00e7oise<\/strong>, capitaine Jean Bizien, 4 hommes, 22 Tx&nbsp;; la <strong>Marie-Fran\u00e7oise<\/strong>, capitaine Jean Marzin, 25 Tx, charge de la poix pour Brest&nbsp;; en d\u00e9cembre la <strong>Notre-Dame des Anges<\/strong>, capitaine Henry le Pors (de Lilia), 20 Tx, 4 hommes, pour Saint-Malo&nbsp;; la <strong>Marianne<\/strong>, capitaine Guillaume Paluen, 18 Tx, 4 hommes, pour Morlaix.<\/p>\n\n\n\n<p>En 1721, 14 navires de l\u2019Aber-Wrac\u2019h auraient gagn\u00e9 Bordeaux.<\/p>\n\n\n\n<p>La repise du trafic est corrobor\u00e9e par les rel\u00e2ches des ann\u00e9es 1717 \u00e0 1724 (de 131 \u00e0 184) et la d\u00e9livrance de cong\u00e9s et de passeports (de 35 \u00e0 76) au port oblique* de l\u2019Aber-Wrac\u2019h. &nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;<\/p>\n\n\n\n<p><strong>Les cong\u00e9s et passeports d\u00e9livr\u00e9s aux capitaines et ma\u00eetres &nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;Les d\u00e9clarations de rel\u00e2che de bateaux de barques du port de l\u2019Aber-Wrac\u2019h<\/strong> (de 1714 \u00e0 1724) (14).<\/p>\n\n\n\n<figure class=\"wp-block-image\"><img loading=\"lazy\" decoding=\"async\" width=\"1024\" height=\"452\" src=\"https:\/\/appriou.bzh\/wp-content\/uploads\/2019\/03\/conges-1024x452.jpg\" alt=\"\" class=\"wp-image-2290\" srcset=\"https:\/\/appriou.bzh\/wp-content\/uploads\/2019\/03\/conges-1024x452.jpg 1024w, https:\/\/appriou.bzh\/wp-content\/uploads\/2019\/03\/conges-768x339.jpg 768w, https:\/\/appriou.bzh\/wp-content\/uploads\/2019\/03\/conges.jpg 1211w\" sizes=\"(max-width: 1024px) 100vw, 1024px\" \/><\/figure>\n\n\n\n<p>Les cong\u00e9s sont d\u00e9livr\u00e9s pour un an pour le cabotage entre les ports de Bretagne par les membres de l\u2019Amiraut\u00e9 de L\u00e9on dont le territoire c\u00f4tier s\u2019\u00e9tire de la rivi\u00e8re de Morlaix \u00e0 l\u2019embouchure de l\u2019Elorn. Pour aller hors de Bretagne ils sont obligatoires \u00e0 chaque voyage (15).<\/p>\n\n\n\n<p>Le relev\u00e9 des cong\u00e9s (sur 10 ann\u00e9es) permet de se repr\u00e9senter l\u2019importance du port. Le total de 531 fournit une moyenne de 53 cong\u00e9s par an.<\/p>\n\n\n\n<p>Le tableau suivant fait le point sur la flotte du port de l\u2019Aber-Wrac\u2019h et de l\u2019aber Benoit dans la premi\u00e8re moiti\u00e9 du XVIIIe si\u00e8cle (1724-1743) (16).<\/p>\n\n\n<a href=\"https:\/\/plouguerneau.net\/wp-content\/uploads\/2019\/03\/tableau-flotte-aber.pdf\" class=\"pdfemb-viewer\" style=\"\" data-width=\"max\" data-height=\"max\" data-toolbar=\"bottom\" data-toolbar-fixed=\"off\">tableau-flotte-aber<\/a>\n<p class=\"wp-block-pdfemb-pdf-embedder-viewer\">&nbsp;<\/p>\n\n\n\n<p>Ils sont dix-sept (dont quatre de l\u2019aber Beno\u00eet) \u00e0 \u00e9voluer surtout dans l\u2019Atlantique. La <strong>Marie-Joseph<\/strong> est not\u00e9e trois fois, mais il doit s\u2019agir du m\u00eame bateau. La <strong>Marie-Fran\u00e7oise<\/strong> et la <strong>Fran\u00e7oise-Marie<\/strong> deux fois. &nbsp;<\/p>\n\n\n\n<p>Les archives de l\u2019Amiraut\u00e9 de Guyenne confirment la pr\u00e9sence \u00e0 Bordeaux de certains caboteurs not\u00e9s dans le tableau pr\u00e9c\u00e9dent(17)<a><strong>. <\/strong><\/a><\/p>\n\n\n\n<p><p style=\"text-align: justify;\">C\u2019est le cas de la <strong>Marie-Fran\u00e7oise<\/strong> (en novembre 1744 et en ao\u00fbt 1745, en f\u00e9vrier 1746, en avril 1746, en janvier 1747, en juillet 1747, en janvier 1748, en mars 1749, en mai 1749), 24 Tx, capitaines Joseph et Jean Marzin, quatre ou cinq hommes, transportant du vin de Blaye pour Morlaix&nbsp;\u00e0 neuf reprises ; de la <strong>Marianne<\/strong> (<strong>Marie-Anne<\/strong> sans doute), capitaine Olivier Poulaouec ou Nicolas Herne, 36 Tx, 5 hommes, livrant, en avril 1745 et mai 1747, du vin de Blaye \u00e0 l\u2019Aber-Wrac\u2019h&nbsp;et \u00e0 Saint-Malo ; de la <strong>Notre-Dame des Anges<\/strong>, en octobre 1745, mai 1749 et octobre 1749, 60 Tx, capitaines Y. Uguen ou N. Briller, six ou sept hommes, avec du vin de Blaye pour Kernik et Brest. Au dernier voyage le navire est sur lest pour La Rochelle. Curieusement la <strong>Marie-Joseph <\/strong>n\u2019appara\u00eet qu\u2019une fois en octobre 1749 (est-ce le m\u00eame navire que dans les ann\u00e9es 1724-38&nbsp;?). Command\u00e9 par le capitaine Joseph Marzin, le bateau jaugeant 30 Tx, est mont\u00e9 par cinq hommes qui d\u00e9barquent du vin \u00e0 Saint-Malo.<\/p><\/p>\n\n\n\n<p><p style=\"text-align: justify;\">Deux autres caboteurs de l\u2019Aber-Wrac\u2019h sont mentionn\u00e9s&nbsp;: en octobre 1745, la <strong>Marie<\/strong>, 40 Tx, capitaine Olivier Poulaouec, 5 hommes, avec une cargaison de vin pour Morlaix, et en avril 1749, la <strong>Marie-Marguerite<\/strong>, 40 Tx, capitaine Yves-Michel Corrick, 6 hommes. Il rejoint l\u2019Aber-Wrac\u2019h.<\/p><\/p>\n\n\n\n<p><p style=\"text-align: justify;\">Malgr\u00e9 tout, en 1745, les tonnages de vin achemin\u00e9s vers l\u2019Aber-Wrac\u2019hse situent sous la barre des 100 tonneaux (plus de 5000 tx \u00e0 Brest) (18).<\/p><\/p>\n\n\n\n<p><p style=\"text-align: justify;\">En 1787, quatre navires de l\u2019Aber-Wrac\u2019h et deux autres originaires de l\u2019aber Beno\u00eet (dont la <strong>Marie-Jacquette,<\/strong> capitaine Nicolas Lucas pour Pontusval,) quittent Bordeaux avec du vin. Pour moins de 100 tx&nbsp;! . Deux autres de l\u2019Aber-Wrac\u2019h se rendent \u00e0 Blaye. En comparaison, 26 caboteurs de l\u2019Aberildut, 23 d\u2019Argenton et 37 du Conquet ram\u00e8nent surtout du vin de Bordeaux vers la Bretagne du nord-ouest.<\/p><\/p>\n\n\n\n<p><p style=\"text-align: justify;\">Le bilan du commerce maritimeli\u00e9 au vin \u00e0 l\u2019Aber-Wrac\u2019h&nbsp;est contrast\u00e9. Ind\u00e9niablement les guerres de Louis XIV ont pes\u00e9 \u00e0 la fin du XVIIe et au d\u00e9but du XVIIe si\u00e8cles. Dans les ann\u00e9es 1710-20, le red\u00e9marrage du trafic permet le renforcement des liaisons commerciales en direction du sud-ouest de la France. Dans les ann\u00e9es 1730-40 une flotte honorable se localise dans les deux abers. Les caboteurs se dirigent avant tout vers Bordeaux, puis La Rochelle et moins vers Nantes. Le vin est livr\u00e9 \u00e0 l\u2019Aber-Wrac\u2019h, mais \u00e9galement \u00e0 Brest, Morlaix, Roscoff, Saint-Pol-de-L\u00e9on. Selon H. Kimizuka, l\u2019Aber-Wrac\u2019h fait partie, en compagnie de quelques ports du nord-ouest du L\u00e9on, des ports de service pour le transport des vins de Bordeaux. Port-Launay&nbsp;et Saint-Malo compl\u00e8tent la liste qui ne comprend gu\u00e8re de destinations \u00e9trang\u00e8res (Dublin). Le Croisic est mentionn\u00e9 plusieurs fois. Les caboteurs doivent pourvoir en sel les ports morutiers (Saint-Malo, Honfleur, Bordeaux, La Rochelle). A la veille de la R\u00e9volution, les liaisons vers le sud-ouest viticole sont toujours av\u00e9r\u00e9es mais paraissent perdre en intensit\u00e9.<\/p><\/p>\n\n\n\n<p><strong>Le Paluden.<\/strong><\/p>\n\n\n\n<p><p style=\"text-align: justify;\"><strong>Au Paluden, <\/strong>la pr\u00e9sence de marchands de vinlaisse supposer la possible livraison de vin par des caboteurs locaux ou du royaume de France.<\/p><\/p>\n\n\n\n<p><p style=\"text-align: justify;\">En octobre 1766, c\u00f4t\u00e9 <strong>Plouguerneau,<\/strong> un marchand en gros, Jean Le Roy, domicili\u00e9 \u00ab&nbsp;au passage&nbsp;\u00bb, re\u00e7oit \u00e0 Brest une commande, pass\u00e9e \u00e0 Jean Barriou, n\u00e9gociant \u00e0 Blaye. Il d\u00e9bourse la coquette somme de 945 L.T. pour le pr\u00e9cieux breuvage entrepos\u00e9 chez A-Ren\u00e9 Pichon l\u2019un des 54 marchands de vin ou n\u00e9gociants de la cit\u00e9 du Ponant. Sieur Leroy transportera sans doute le vin par charrette jusqu\u2019\u00e0 son cellier (19).&nbsp; &nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;<\/p><\/p>\n\n\n\n<p><p style=\"text-align: justify;\">Joseph Jourdain et Fran\u00e7ois Le Hir, marchands de vin et armateurs bien connus \u00e0 Lannilis, logeraient et d\u00e9tiendraient un entrep\u00f4t au Cellier Blanc, au <strong>Passage\/Paluden, c\u00f4t\u00e9 Lannilis. <\/strong>Le vin d\u00e9charg\u00e9 des navires de Jourdain et Le Hir doit y \u00eatre stock\u00e9. Le myst\u00e8re demeure concernant l\u2019appellation d\u2019autant plus qu\u2019il existe un autre Cellier Blanc pr\u00e8s de l\u2019aber Beno\u00eet&nbsp;!&nbsp;<\/p><\/p>\n\n\n\n<figure class=\"wp-block-image\"><img decoding=\"async\" src=\"https:\/\/plouguerneau.net\/wp-content\/uploads\/2019\/03\/paluden-1024x478.jpg\" alt=\"\" class=\"wp-image-2267\"\/><\/figure>\n\n\n\n<p><p style=\"text-align: justify;\">Un ensemble b\u00e2ti, rive gauche \u00e0 proximit\u00e9 du port actuel, form\u00e9 de trois corps de b\u00e2timents et d\u2019un mur d\u2019enceinte, para\u00eet repr\u00e9sentatif de <strong>l\u2019habitat des n\u00e9gociants\/armateurs du XVIIeme<\/strong>. Cossu, il rappelle les codes d\u2019architecture des maisons de Lanildut\/Argenton\/Porspoder. Aux mat\u00e9riaux nobles (granit et ardoises) s\u2019ajoutent des chemin\u00e9es avec couronnements, des portes en anse de panier\u2026 Un d\u00e9tail confirme l\u2019activit\u00e9 du propri\u00e9taire des lieux&nbsp;: une petite fen\u00eatre \u00e0 l&rsquo;\u00e9tage donne sur la mer et permet \u00e0 l\u2019armateur ou au ma\u00eetre de barque de surveiller l\u2019arriv\u00e9e des navires.<\/p><\/p>\n\n\n\n<p style=\"text-align:center\"><strong>Plouguerneau\/Korejou. <\/strong><\/p>\n\n\n\n<p><strong> &nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp; &nbsp;&nbsp; <\/strong>A Plouguerneau, les caboteurs se basent au Korejou, \u00e0 Perros, et peut-\u00eatre au Paluden.<\/p>\n\n\n\n<p>Si l\u2019on suit le t\u00e9moignage de Cambry,leKorejou appara\u00eet comme une destination pour recevoir du vin du sud-ouest.&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;<\/p>\n\n\n\n<p><em>\u00ab&nbsp;Le commerce du Corr\u00e9jou consiste en sel, vin<strong>s<\/strong>, ardoises, charbon-de-terre, huile et savon&nbsp;: on y chargeait des f\u00fbts vides pour Bordeaux, La Rochelle et l\u2019\u00eele d\u2019Ol\u00e9ron&nbsp;\u00bb.<\/em><\/p>\n\n\n\n<p>Nous disposons de statistiques de 1717 \u00e0 1724 sur les b\u00e2timents qui rel\u00e2chent dans le port du Korejou(20)<\/p>\n\n\n\n<table class=\"wp-block-table\"><tbody><tr><td>&nbsp;<\/td><td>Plouguerneau<\/td><td>Le Conquet<\/td><\/tr><tr><td>1717<\/td><td>33<\/td><td>&nbsp;<\/td><\/tr><tr><td>1718<\/td><td>29<\/td><td>&nbsp;<\/td><\/tr><tr><td>1719<\/td><td>43<\/td><td>108<\/td><\/tr><tr><td>1720<\/td><td>35<\/td><td>134<\/td><\/tr><tr><td>1721<\/td><td>27<\/td><td>86<\/td><\/tr><tr><td>1722<\/td><td>21<\/td><td>&nbsp;<\/td><\/tr><tr><td>1723<\/td><td>14<\/td><td>&nbsp;<\/td><\/tr><tr><td>1724<\/td><td>13 (janvier au 21 novembre<\/td><td>&nbsp;<\/td><\/tr><tr><td>&nbsp;<\/td><td>moyenne annuelle 26 (150 Aber -Wrach)<\/td><td>&nbsp;<\/td><\/tr><\/tbody><\/table>\n\n\n\n<p>Les comparaisons avec les ports de l\u2019Aber-Wrac\u2019h et du Conquet t\u00e9moignent d\u2019une faiblesse de la fr\u00e9quentation du port par les caboteurs locaux ou ext\u00e9rieurs aux Pays.<\/p>\n\n\n\n<figure class=\"wp-block-image\"><img decoding=\"async\" src=\"https:\/\/plouguerneau.net\/wp-content\/uploads\/2019\/03\/chassemar\u00e9e.jpg\" alt=\"\" class=\"wp-image-2269\"\/><figcaption><br><strong>Chasse-mar\u00e9e<\/strong> (N. Ozanne)<\/figcaption><\/figure>\n\n\n\n<p class=\"has-background has-very-light-gray-background-color\"><p class=\"has-background has-very-light-gray-background-color\" style=\"text-align: justify;\"><strong>Chasse-mar\u00e9e<\/strong> (N. Ozanne). Le caboteur revient charg\u00e9 de vin conditionn\u00e9 en barriques, en merrains, en f\u00fbts ordinaires, en doubles futailles, en tier\u00e7ons ou en tonneaux* ou alors se dirige-t-il vers le sud-ouest avec <em>\u00ab&nbsp;des futailles vides&nbsp;\u00bb. <\/em>A l\u2019aller les navires naviguent sur lest (\u00e0 vide) ou embarquent des produits issus de l\u2019agriculture (f\u00e8ves, beurre, lard, c\u00e9r\u00e9ales), des toiles ou <a>cr\u00e9es*, du poisson<\/a>. Ils peuvent entrer dans le r\u00e8glement d\u2019achat de vin. Par un acte d\u2019obligation de <a>1663, Alain Bertoulous<\/a>, ma\u00eetre de barque, agissant en son nom propre et pour ses deux fr\u00e8res et associ\u00e9s : Jean et Fran\u00e7ois, demeurant au lieu Poul du Val, en Ploun\u00e9our-Trez, d\u00e9clare devoir \u00e0 Etienne Bureau, sieur de La Morini\u00e8re, marchand \u00e0 la Fosse de Nantes, 122 L.T. pour le solde de quatre tonneaux et demi de vin blanc et rouge nantais. Alain Bertoulous, en \u00e9change lui a livr\u00e9 de l\u2019orge. Pour la transaction, il utilise les services d\u2019une tierce personne, Michel Ralier, ma\u00eetre de barque de l\u2019\u00eele d\u2019Ars, qui lui sert d\u2019interpr\u00e8te, car il ne parle pas le fran\u00e7ais (21). Il est possible de r\u00e9gler en liquide pour de petites quantit\u00e9s et en billet de change ou en lettre de change* pour des commandes plus importantes. Les fournisseurs de vin prennent un certain nombre de pr\u00e9cautions pour que leurs clients acquittent leurs commandes. En 1766, Jean Barriou de Blaye se fait repr\u00e9senter (par une procuration) au Pr\u00e9sidial de Brest par A-Ren\u00e9 Pichon, marchand, afin que Jean Le Roy de Plouguerneau honore une dette de 745 LT. 15 s.<\/p><\/p>\n\n\n\n<p><p style=\"text-align: justify;\">En fait, il y a fort \u00e0 penser que le Korejou se pr\u00e9sente comme un petit port d\u2019\u00e9chouage, quasi endormi qui ne se r\u00e9veille qu\u2019\u00e9pisodiquement avec la venue d\u2019un ou deux bateaux, telle la <strong>Marie-Yvonne<\/strong> laquelle cabote dans les ann\u00e9es 1730-40, sous la houlette de Y. Le Gal.<\/p><\/p>\n\n\n\n<p><p style=\"text-align: justify;\">A <strong>Perros<\/strong> deux caboteurs sont signal\u00e9s en 1784 (22)&nbsp;: la <strong>Marie-Fran\u00e7oise<\/strong>, 30 Tx, capitaine T. Tassil (noy\u00e9 ainsi qu\u2019un matelot en septembre 1788), et le <strong>Dauphin<\/strong>, 20 Tx, capitaine J. Tasel.<\/p><\/p>\n\n\n\n<p><strong>&nbsp;&nbsp;&nbsp; &nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;Le Kernik\/Kerlouan.<\/strong><\/p>\n\n\n\n<p>Dans les ann\u00e9es 1570, M. Marzeau de <strong>Kerlouan<\/strong>, ma\u00eetre de barque de la <strong>Fran\u00e7oise<\/strong>, transporte vers la Rochelle du lard, du beurre, du chanvre, et au retour ram\u00e8ne du vin.<\/p>\n\n\n\n<p>Mais les registres de l\u2019Amiraut\u00e9 de Guyenne retiennent rarement le <strong>Kernik<\/strong> (Guiss\u00e9ny en 1699 et en 1745) et pour de faibles livraisons de vin (moins de 100 tonneaux \u00e0 chaque fois).<\/p>\n\n\n\n<p>&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp; &nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;<strong>Pontusval.<\/strong><\/p>\n\n\n\n<p>Le commerce du vin en provenance de Bordeaux et \u00e0 destination de<strong> Pontusval <\/strong>s\u2019affiche avant tout pour le XVIIIe si\u00e8cle.&nbsp;<\/p>\n\n\n\n<p>Le d\u00e9but du XVIIIe si\u00e8cle, \u00e0 l\u2019image des autres ports \u00e9tudi\u00e9s, n\u2019incite gu\u00e8re \u00e0 l\u2019optimisme eu \u00e9gard aux statistiques des entr\u00e9es et sorties des capitaines et ma\u00eetres de barques du port (23). &nbsp;Les mouvements des caboteurs sont insignifiants. Et encore il est possible qu\u2019entr\u00e9es et sorties concernent parfois un m\u00eame bateau. &nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;<\/p>\n\n\n\n<p>1699&nbsp;: 8&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp; &nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;1708&nbsp;: 11<\/p>\n\n\n\n<p>1700&nbsp;: 18&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp; &nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;1709&nbsp;: 8<\/p>\n\n\n\n<p>1701&nbsp;: 20&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp; &nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;1710&nbsp;: 3<\/p>\n\n\n\n<p>1702&nbsp;: 13&nbsp; &nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;1711&nbsp;: 3<\/p>\n\n\n\n<p>1703&nbsp;: 13&nbsp;&nbsp; &nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;1712&nbsp;: 4<\/p>\n\n\n\n<p>1704&nbsp;: 7&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp; &nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;1713&nbsp;: 9&nbsp; &nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;<\/p>\n\n\n\n<p>1705&nbsp;: 7 &nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;1714&nbsp;: 15<\/p>\n\n\n\n<p>1706&nbsp;: 5 &nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;1715&nbsp;: 3<\/p>\n\n\n\n<p>1707&nbsp;: 8<\/p>\n\n\n\n<p><p style=\"text-align: justify;\">En 1718, la <strong>Marie<\/strong>, 12 Tx, capitaine Gabriel Cossioum (ou Corion?), 3 hommes, quitte deux fois du port de Bordeaux avec du Vin de Blaye. (<a>24) <\/a><\/p><\/p>\n\n\n\n<p><p style=\"text-align: justify;\">En f\u00e9vrier et mars 1745, la <strong>Marie-Fran\u00e7oise<\/strong>, capitaine Olivier Tr\u00e9guier, 4 hommes, et la <strong>Marie-Yvonne<\/strong>, 40 Tx, capitaine Yves Marion, 5 hommes, acheminent du vin, l\u2019un pour Morlaix et l\u2019autre pour Pontusval. Mais, au total, le port enregistre moins de 100 Tx de vin de Bordeaux durant l\u2019ann\u00e9e. En comparaison Brest, en 1745, re\u00e7oit 22 caboteurs charg\u00e9s de vin et Morlaix 35.<\/p><\/p>\n\n\n\n<p><p style=\"text-align: justify;\">En d\u00e9cembre 1748, la <strong>Marie-Fran\u00e7oise<\/strong>, 21 Tx, capitaine Guillaume Bihan, 4 hommes, livre du vin \u00e0 Morlaix.<\/p><\/p>\n\n\n\n<p><p style=\"text-align: justify;\">Dans la seconde moiti\u00e9 du XVIIIe si\u00e8cle, l\u2019analyse des entr\u00e9es et sorties des capitaines et ma\u00eetres de barques permet d\u2019affirmer que le port entre dans une phase d\u2019activit\u00e9s accrue (25). L\u2019absence de guerres en est l\u2019explication.<\/p><\/p>\n\n\n\n<table class=\"wp-block-table\"><tbody><tr><td>1768<\/td><td>32 (apr\u00e8s le 21-03)<\/td><\/tr><tr><td>1769<\/td><td>54<\/td><\/tr><tr><td>1770<\/td><td>59<\/td><\/tr><tr><td>1771<\/td><td>48<\/td><\/tr><tr><td>1772<\/td><td>60<\/td><\/tr><tr><td>1773<\/td><td>64<\/td><\/tr><tr><td>1774<\/td><td>56<\/td><\/tr><tr><td>1775<\/td><td>58<\/td><\/tr><tr><td>1776<\/td><td>43<\/td><\/tr><tr><td>1777<\/td><td>39<\/td><\/tr><tr><td>&nbsp;<\/td><td>Soit moyenne mensuelle de 51<\/td><\/tr><\/tbody><\/table>\n\n\n\n<p><p style=\"text-align: justify;\">Pour autant, les d\u00e9clarations des capitaines et ma\u00eetres de barques et les enregistrements des passeports du port de 1781 \u00e0 1788 ne paraissent pas confirmer une intensification du commerce maritime (26). La guerre d\u2019Ind\u00e9pendance Am\u00e9ricaine pour les ann\u00e9es 1781-82 a certainement contrecarr\u00e9 la phase pr\u00e9c\u00e9dente .<\/p><\/p>\n\n\n\n<table class=\"wp-block-table\"><tbody><tr><td>1781<\/td><td>16<\/td><\/tr><tr><td>1782<\/td><td>18<\/td><\/tr><tr><td>1783<\/td><td>32<\/td><\/tr><tr><td>1784<\/td><td>28<\/td><\/tr><tr><td>1785<\/td><td>44<\/td><\/tr><tr><td>1786<\/td><td>23<\/td><\/tr><tr><td>1787<\/td><td>24<\/td><\/tr><tr><td>1788<\/td><td>12 (janvier)<\/td><\/tr><\/tbody><\/table>\n\n\n\n<p><p style=\"text-align: justify;\">En <strong>1787<\/strong>, les exp\u00e9ditions de vin de Bordeaux vers Pontusval sont plus cons\u00e9quentes (de 100 \u00e0 500 tonneaux&nbsp;; du m\u00eame ordre qu\u2019Audierne, Vannes ou Quimper). Deux navires de Pontusval participent au transport de vin de Bordeauxdont<strong> la Libert\u00e9<\/strong>, capitaine Le Monnier. Ce b\u00e2timent de 100 tx t\u00e9moigne d\u2019un accroissement des tonnages au XVIIIe si\u00e8cle. Le vin doit \u00eatre destin\u00e9 \u00e0 ravitailler la petite cit\u00e9 de Lesneven. La m\u00eame ann\u00e9e Brest et Morlaix accueillent respectivement 13 et 19 navires.&nbsp; Quant au secteur du Conquet-Argenton, il re\u00e7oit pr\u00e8s de 30 navires issus de Bordeaux (selon les cong\u00e9s d\u00e9livr\u00e9s), dont certains font plusieurs rotations par an.<\/p><\/p>\n\n\n\n<p><p style=\"text-align: justify;\">Entre janvier et septembre <strong>1792<\/strong>, dix-huit navires sortent du port et se dirigent vers Bordeaux et Libourne pour honorer des commandes de froment, (800 tonnes) provenant de l\u2019arri\u00e8re-pays l\u00e9onard. Cambry note qu\u2019une partie des caboteurs sont originaires d\u2019autres ports que Pontusval&nbsp;: le <em>\u00ab&nbsp;petit port accueille<\/em> <em>des&nbsp;petites barques de 40 \u00e0 50 tonneaux,&nbsp;importe&nbsp;du vin, des planches, du sel, du fer, de la r\u00e9sine, des poteries, des pierres de moulins. Les Bordelais, les Normands emportaient en \u00e9change des futailles vides, des f\u00e8ves, des pois verts, des grains de toute esp\u00e8ce. On envoyait d\u2019ici ses froments et du seigle \u00e0 l\u2019\u00eele de R\u00e9, \u00e0 la Rochelle. Dans les ann\u00e9es d\u2019abondance, Brest s\u2019y pourvoyait de 200 tonneaux de bl\u00e9&nbsp;\u00bb.<\/em><\/p><\/p>\n\n\n\n<p><p style=\"text-align: justify;\">En d\u00e9finitive<strong>,<\/strong> les caboteurs des Pays des Abers ou Pagan impliqu\u00e9s dans le commerce du vin vers le sud-ouest de la France (Nantes,Bordeaux, Libourne, Blaye, la Charente, La Rochelle, l\u2019\u00eele d\u2019Ol\u00e9ron), paraissent, hormis l\u2019Aber-Wrac\u2019h et en partie Pontusval, assez peu nombreux. Les \u00e9changes avec le <strong>Bordelais<\/strong> sont in\u00e9gaux et handicap\u00e9s par les guerres.<\/p><\/p>\n\n\n\n<p><p style=\"text-align: justify;\">Les \u00e9tudes sur les \u00e9changes maritimes entre <strong>Nantes <\/strong>et les deux pays \u00e9tonnent par la quasi absence de caboteurs, certes locaux, mais \u00e9galement d\u2019autres ports bretons, transportant du vin vers ces destinations. Le cas de Alain Bertoulous de Ploun\u00e9our-Trez, en 1663, s\u2019av\u00e8re une exception. Les secteurs l\u00e9onards touch\u00e9s par les approvisionnements de vins issus de Nantes se localisent entre Le Conquet et Argenton et ensuite dans les ports de Roscoff et Morlaix. On y rajoutera Brest et Landerneau. En 1702, 1732, 1772, aucun bateau des deux pays ne p\u00e9n\u00e8trent \u00e0 Nantes.<\/p><\/p>\n\n\n\n<p><p style=\"text-align: justify;\">Le secteur <strong>charentais<\/strong> (\u00celes de R\u00e9 et d\u2019Ol\u00e9ron, La Rochelle) est une destination peu visible des bateaux locaux, \u00e0 l\u2019exception de ceux de l\u2019Aber-Wrac\u2019h dans les ann\u00e9es 1720-40. Les archives d\u00e9voilent la sup\u00e9riorit\u00e9 ind\u00e9niable des bateaux originaires de l\u2019Europe du Nord vers La Rochelle.<\/p><\/p>\n\n\n\n<p><p style=\"text-align: justify;\"><strong>La faiblesse du commerce du vin<\/strong> entre le sud-ouest du Royaume de France et les pays des Abers et Pagan est \u00e0 relier \u00e0 plusieurs ph\u00e9nom\u00e8nes.<\/p><\/p>\n\n\n\n<p><p style=\"text-align: justify;\">On a not\u00e9 une certaine implication de l\u2019Aber-Wrac\u2019h aux XVe et d\u00e9but du XVIe si\u00e8cles dans le trafic du vin. Mais en 1664, <a>CharlesColbert de Croissy qui parcourt la Bretagne <\/a>pointe du doigt dans <em>\u00ab&nbsp;l\u2019Amiraut\u00e9 de Lesneven <\/em>(?)<em>&nbsp;\u00bb<\/em> une flotte marchande indigente num\u00e9riquement de 19 navires de moins de 60 tonneaux, alors que Brest \u00e0 titre d\u2019exemple en totalise 98.<\/p><\/p>\n\n\n\n<p><p style=\"text-align: justify;\">Au XVIIIe si\u00e8cle, lorsque l\u2019on se r\u00e9f\u00e8re aux remarques \u00e9nonc\u00e9es pr\u00e9c\u00e9demment sur les trafics portuaires et la liste des caboteurs de l\u2019Aber-Wrac\u2019h, il est plausible d\u2019envisager une flotte du m\u00eame ordre ou un peu plus consistante.<\/p><\/p>\n\n\n\n<p><p style=\"text-align: justify;\">Le constat m\u00e9rite quelques explications. L\u2019un des principaux moteurs de l\u2019armement de caboteurs r\u00e9side dans l\u2019apport de capitaux et dans l\u2019esprit d\u2019entreprendre d\u2019individus dans des op\u00e9rations mercantiles. &nbsp;&nbsp;<\/p><\/p>\n\n\n\n<p><p style=\"text-align: justify;\"><strong>Au XVIIIe si\u00e8cle, les traces d\u2019armateurs et d\u2019affr\u00e9teurs locaux<\/strong> sont peu nombreuses, sauf &nbsp;pour les flottes de l\u2019Aber-Wrac\u2019h et de l\u2019aber Beno\u00eet. Elles appartiennent \u00e0 quelques propri\u00e9taires de Lannilis : Cabon, Amsel et surtout \u00e0 Joseph Jourdain et Mathieu Le Hir. D\u2019autres personnes sont \u00e9galement originaires ou r\u00e9sident dans ce bourg tels les sieurs Pronost, Marzin, Uguen, Talarmain. Mais sieur B\u00e9chec est natif de Landunvez et O. N\u00e9dellec de Plouguerneau.<\/p><\/p>\n\n\n\n<p><p style=\"text-align: justify;\"><em>\u00ab Ma\u00eetre \u00bb<\/em> Joseph Jourdain est n\u00e9 vers 1684, il a \u00e9pous\u00e9 Fran\u00e7oise-Ren\u00e9e Le Hir le 11 novembre 1709. Le p\u00e8re de Joseph a migr\u00e9 de Porspoder vers Lannilis. Celui de son \u00e9pouse, Mathieu Le Hir, est domicili\u00e9 \u00e0 Lannilis. Mathieu Le Hir, lui, a \u00e9pous\u00e9 Marie Floc\u2019h de Lannilis. Fran\u00e7ois Le Hir, sans doute le fr\u00e8re du pr\u00e9c\u00e9dent et de Fran\u00e7oise-Ren\u00e9e, est procureur fiscal \u00e0 Lannilis de la juridiction de Carman (1716), puis de Saint-Renan (1723).<\/p><\/p>\n\n\n\n<p><p style=\"text-align: justify;\">Le profil de Joseph Jourdain se lit dans les registres paroissiaux que les pr\u00eatres de Lannilis qualifient \u00e0 diverses \u00e9poques de : <em>\u00ab ma\u00eetre, marchand, noble homme, juge de l\u2019Amiraut\u00e9 \u00bb. <\/em>Ces appellations le placent socialement dans la bourgeoisie et au-dessus de la paysannerie. Vraisemblablement, f\u00fbt-il dans les ann\u00e9es 1730-40 lieutenant de la milice garde-c\u00f4tes de Lannilis. Il doit aimer les honneurs et l\u2019argent.<\/p><\/p>\n\n\n\n<p><p style=\"text-align: justify;\">En fait, un notable qui monte en puissance et qui s\u2019appuie sur une fortune qu\u2019il a d\u00fb construire dans le n\u00e9goce du vin et le cabotage. La fonction de juge lui permet de diversifier ses sources de profits et de c\u00f4toyer un monde \u00e0 part, compos\u00e9 de petits nobles. Une proximit\u00e9 qui en fait un homme important.<\/p><\/p>\n\n\n\n<p><p style=\"text-align: justify;\">Jourdain et Le Hir ont de bonnes relations avec d\u2019autres marchands de vin de Lannilis. Ils sont sollicit\u00e9s comme t\u00e9moins lors de certains mariages.<\/p><\/p>\n\n\n\n<p><p style=\"text-align: justify;\">Le manque de dynamisme des armateurs locaux se confirme en 1792 \u00e0 Pontusval. Sur 24 bateaux, neuf affr\u00e9teurs sont mentionn\u00e9s&nbsp;: un de Plouider et un de Ploun\u00e9our-Trez. Les autres n\u2019appartiennent plus au Pays Pagan&nbsp;: il y en a 4 de Lesneven (dont H-Y Le Tullier, propri\u00e9taire de deux barques dont la <strong>Marie-Yvonne<\/strong>), 2 de Landerneau, un de Bordeaux (27).<\/p><\/p>\n\n\n\n<p><p style=\"text-align: justify;\">Le manque d\u2019implication de d\u00e9tenteurs de capitaux dans le commerce du vin provient de divers \u00e9l\u00e9ments&nbsp;: enclavement des pays pour acheminer le vin vers l\u2019int\u00e9rieur des terres, arri\u00e8re-pays \u00e9conomique peu porteur et peu diversifi\u00e9 dans des cat\u00e9gories socio professionnelles agricoles dominantes, moyennement ais\u00e9es ou m\u00eame paup\u00e9ris\u00e9es et par-l\u00e0 ne pouvant acheter que peu de vin et d\u2019alcool. D\u2019ailleurs les nobles eux-m\u00eames pr\u00e9sentent des caract\u00e9ristiques qui n\u2019encouragent gu\u00e8re \u00e0 l\u2019achat de vin et d\u2019alcools&nbsp;: diminution des effectifs, conditions de vie pr\u00e9caires pour un grand nombre d\u2019entre eux.<\/p><\/p>\n\n\n\n<p><p style=\"text-align: justify;\">Au final, les investisseurs sont des bourgeois, issus des petites villes r\u00e9gionales (Lannilis, Lesneven, Landerneau, Plouider, Plouguerneau\u2026).<\/p><\/p>\n\n\n\n<p><p style=\"text-align: justify;\">Il est vrai que la population locale, massivement paysanne, se tourne vers la terre dans laquelle, quand elle b\u00e9n\u00e9ficie de quelques liquidit\u00e9s, elle investit. D\u2019ailleurs, certains historiens estiment que le succ\u00e8s d\u2019hommes entreprenants dans le commerce maritime a eu des effets contreproductifs. Ils mettent en avant la \u00ab&nbsp;st\u00e9rilisation des capitaux&nbsp;\u00bb engag\u00e9s dans l\u2019achats de terre ou d\u2019offices, comme Joseph Jourdain en tant que juge d\u2019Amiraut\u00e9, avec la volont\u00e9 de vivre noblement. La dispersion des b\u00e9n\u00e9fices ne permettait pas de r\u00e9unir les capitaux n\u00e9cessaires au grand commerce moderne.<\/p><\/p>\n\n\n\n<p><p style=\"text-align: justify;\">Ce d\u00e9faut de capitaux pour se lancer dans le cabotage pousse certains audacieux \u00e0 se regrouper dans un <strong>syst\u00e8me quirataire<\/strong> familial ou ext\u00e9rieur dont le but est la construction et l\u2019armement des bateaux. Chaque parsonnier dispose alors de parts<\/p><\/p>\n\n\n\n<p><p style=\"text-align: justify;\">L\u2019exemple du sieur Appamon du Derbez en Plouguerneau a valeur d\u2019exemple.<\/p><\/p>\n\n\n\n<p><p style=\"text-align: justify;\">En 1704, il s\u2019associe \u00e0 six partenaires, dont le sieur Lisac de la m\u00eame paroisse, pour armer l\u2019<strong><em>Anchre<\/em><\/strong>, afin de partager les risques en cas de naufrages du navire nolis\u00e9 (affr\u00e9t\u00e9) et pour r\u00e9unir une somme cons\u00e9quente en vue de faire naviguer un bateau d\u2019un certain tonnage. L\u2019avantage du montage financier se veut clair&nbsp;: le regroupement des capitaux diminue la mise de chacun. Mais \u00e0 contrario il est souvent difficile de p\u00e9renniser le syst\u00e8me car r\u00e9guli\u00e8rement, apr\u00e8s une bonne op\u00e9ration, un ou plusieurs parsonniers d\u00e9sire r\u00e9cup\u00e9rer la part investie ainsi que ses dividendes.<\/p><\/p>\n\n\n\n<p><p style=\"text-align: justify;\">Ce navire transporte du chanvre de Riga, du sel, des amandes, du savon, des bottes d\u2019huile <em>\u00ab \u00e0 manger \u00bb<\/em><em>,<\/em> du vin Tinto. Il se rend r\u00e9guli\u00e8rement \u00e0 Cadix. Peut-\u00eatre ram\u00e8ne-t-il du vin des Canaries ou de Mad\u00e8re&nbsp;? Ces routes commerciales laissent entrevoir un navire se livrant au cabotage europ\u00e9en et d\u2019un tonnage probablement compris entre 50 et 100 tonneaux.<\/p><\/p>\n\n\n\n<p><p style=\"text-align: justify;\">De telles conditions handicapantes ne pouvaient gu\u00e8re favoriser la constitution de flottes portuaires ni l\u2019\u00e9closion de <strong>communaut\u00e9s de marins<\/strong> pour naviguer au commerce.<\/p><\/p>\n\n\n\n<p><p style=\"text-align: justify;\">Si les registres des classes du Service Historique de la Marine de Brest pr\u00e9sentent bien quelques hommes recrut\u00e9s du c\u00f4t\u00e9 de Plouguerneau et de Tr\u00e9m\u00e9nac\u2019h au cabotage, ils sont rares et parfois doivent s\u2019expatrier vers d\u2019autres ports l\u00e9onards (28).<\/p><\/p>\n\n\n\n<p><p style=\"text-align: justify;\">En fait, le recrutement des \u00e9quipages des caboteurs se fait en grande majorit\u00e9 dans le vivier du bassin de recrutement qui s\u2019\u00e9chelonne du Conquet \u00e0 Ploudalm\u00e9zeau.<\/p><\/p>\n\n\n\n<p><p style=\"text-align: justify;\">Il en est de m\u00eame pour les capitaines et ma\u00eetres de barques.<\/p><\/p>\n\n\n\n<p><p style=\"text-align: justify;\">En 1786, le Pays Pagan ne totalise que 42 hommes d\u2019\u00e9quipage au cabotage, dont 14 de Ploun\u00e9our-Trez, 10 de Kerlouan, 9 de Plouguerneau et autant de Guiss\u00e9ny, alors que le Pays de Saint-Pol-de-L\u00e9on en fournit 384 (de Roscoff, l\u2019\u00eele de Batz, Saint-Pol-de-L\u00e9on), pour une population bien moins nombreuse (29). Des conditions de vie difficiles, un avenir peu prometteur ou plus prosa\u00efquement le go\u00fbt de l\u2019aventure, les poussent \u00e0 choisir le m\u00e9tier de marin.<\/p><\/p>\n\n\n\n<figure class=\"wp-block-image\"><img decoding=\"async\" src=\"https:\/\/plouguerneau.net\/wp-content\/uploads\/2019\/03\/barque-henry.jpg\" alt=\"\" class=\"wp-image-2268\"\/><figcaption><br><strong>Portrait du ma\u00eetre de barque Henry Le Portz<\/strong><\/figcaption><\/figure>\n\n\n\n<table class=\"wp-block-table\"><tbody><tr><td>Ma\u00eetre de barque, install\u00e9 \u00e0 Tevezan Vihan (Lilia en Plouguerneau), il rejoint assez fr\u00e9quemment Bordeaux afin d\u2019y charger du vin. Probable- ment propri\u00e9taire de la <strong>Louise- Thomas,<\/strong> 18 tonneaux, il se fait aider par trois hommes et un mousse. Il est repr\u00e9sentatif des ma\u00eetres de bar- ques des petits ports bretons. Marin avant d\u2019\u00eatre un v\u00e9ritable marchand, il ne peut embarquer que de petites quantit\u00e9s de marchandises pour son propre compte. Au cours des XVIIe et XVIIIe si\u00e8cles cette forme de cabo- tage subit la concurrence d\u2019unit\u00e9s plus performantes et de tonnages ac- crues. Il navigue avec certitude en 1709, 1712 et 1713, ramenant des bar-riques de vin vers Saint-Malo ou Brest. C\u2019est un notable, fr\u00e9quemment sollicit\u00e9 pour \u00eatre parrain, qualifi\u00e9 d\u2019honorable homme et de \u00ab <em>gouver- neur \u00bb<\/em> de Plouguerneau, en 1710, afin de diriger la paroisse, entit\u00e9 admi-nistrative et religieuse. En 1715, sur son nouveau bateau, la <strong>Notre-Da-me des Anges<\/strong>, 20 tonneaux, il gagne Bordeaux avec du sel du Croisic. Sa cargaison de retour comprend 21 tonneaux de vin pour Saint-Malo. Il r\u00e9-\u00e9dite deux autres voyages en 1716 et 1718, pour acheter \u00e0 nouveau du vin (30)<\/td><\/tr><\/tbody><\/table>\n\n\n\n<p><p style=\"text-align: justify;\">L<strong>es r\u00e9ceptions des capitaines et des ma\u00eetres de barques de 1717 \u00e0 1790 <\/strong>(31)confirment le manque de vocations pour les postes \u00e0 responsabilit\u00e9 dans le cabotage&nbsp;: \u00e0 Ploun\u00e9our-Trez 4 (dont F. Melou en 1740), \u00e0 Tr\u00e9m\u00e9nac\u2019h 2 (dont Y. Maviou en 1741), \u00e0 Land\u00e9da 1 et \u00e0 Pontusval 1 (F. Labasque en 1720). Pourtant il semble que les conditions d\u2019acc\u00e8s \u00e0 la ma\u00eetrise sont relativement abordables (32).<\/p><\/p>\n\n\n\n<p><p style=\"text-align: justify;\">A Pontusval, en 1792, sur 10 capitaines identifi\u00e9s, il n\u2019y en a aucun originaire du Pays Pagan. Ils proviennent de Porspoder\/Landunvez.<\/p><\/p>\n\n\n\n<p><p style=\"text-align: justify;\">Le d\u00e9faut d\u2019investisseurs dans le cabotage avec \u00e0 la cl\u00e9 une flotte locale assez peu \u00e9toff\u00e9e et son corollaire l\u2019absence d\u2019une communaut\u00e9 de marins laissaient libre court \u00e0 la concurrence d\u2019autres ports bretons, sp\u00e9cialis\u00e9s dans le transport du vin, ou du royaume de France (Normandie, Bordelais), voire \u00e9trangers plus comp\u00e9titifs (hollandais). &nbsp;<\/p><\/p>\n\n\n\n<p class=\"has-background has-very-light-gray-background-color\"><p class=\"has-background has-very-light-gray-background-color\" style=\"text-align: justify;\"><strong>Quelques ports l\u00e9onards entrant en concurrence avec les caboteurs locaux<\/strong> ressortent des archives de Guyenne&nbsp;: Mol\u00e8ne (en d\u00e9cembre 1700, le <strong>Jean-Ren\u00e9<\/strong>, capitaine Ren\u00e9 Masson, pour Pontusval), Argenton (le <strong>Thomas<\/strong>, en novembre 1701, le <strong>Lion,<\/strong> en avril 1746, pour l\u2019Aber-Wrac\u2019h&nbsp;; le <strong>Trois Fr\u00e8res<\/strong>, en octobre 1749 pour l\u2019Aber-Wrac\u2019h), Le Conquet (le <strong>Saint-Jean-Baptiste<\/strong>, 28 Tx, en f\u00e9vrier 1746, pour Pontusval&nbsp;; le <strong>Victorieux, <\/strong>en avril 1749, pour l\u2019Aber-Wrac\u2019h&nbsp;; la <strong>Marie-Joseph<\/strong>, en juillet 1749, pour l\u2019Aber-Wrac\u2019h), &nbsp;Ouessant (le <strong>Saint-Pierre,<\/strong> en f\u00e9vrier 1745, pour l\u2019Aber-Wrac\u2019h), Roscoff (la <strong>Sainte-Anne<\/strong>, en avril 1749, pour Pontusval), Morlaix (la <strong>Fran\u00e7oise-Marie<\/strong>, en 1764, pour Pontusval).<\/p><\/p>\n\n\n\n<p><strong>Les<\/strong> <strong>lacunes des archives. &nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;<\/strong><\/p>\n\n\n\n<p><p style=\"text-align: justify;\">D\u2019abord, il peut y avoir un d\u00e9faut d\u2019enregistrement des caboteurs car certains ma\u00eetres de barques s\u2019orientent vers des petits ports ou havres, sans am\u00e9nagements portuaires particuliers et profitent d\u2019un abri naturel entre rochers avec \u00e9chouage sur la plage. Il n\u2019y a pas de personnel de l\u2019Amiraut\u00e9 et donc pas de traces dans les archives. Cela permet aux marins de ne pas acquitter de droits inh\u00e9rents \u00e0 la navigation. Ces ports \u00e9ph\u00e9m\u00e8res r\u00e9pondent \u00e0 des besoins ponctuels et saisonniers et les rel\u00e2ches sauvages favorisent les d\u00e9chargements clandestins. Par leur configuration littorale les Pays des Abers et Pagan se pr\u00eatent admirablement \u00e0 ce sch\u00e9ma. En fait, un port n\u2019existe que s\u2019il est associ\u00e9 \u00e0 un bourg ou une petite ville et \u00e0 une communaut\u00e9 littorale n\u00e9cessitant l\u2019implantation de personnels de l\u2019Amiraut\u00e9.&nbsp;&nbsp; &nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;<\/p><\/p>\n\n\n\n<p><p style=\"text-align: justify;\">&nbsp;Le deuxi\u00e8me obstacle provient des archives elles-m\u00eames.<\/p><\/p>\n\n\n\n<p><p style=\"text-align: justify;\">Les archives de l\u2019Amiraut\u00e9 de L\u00e9on ont \u00e9t\u00e9 d\u00e9truites lors de la Seconde Guerre mondiale et ne subsiste que l\u2019inventaire des pi\u00e8ces. On ne peut dans de telles conditions travailler en profondeur. Le classement est parfois d\u00e9routant pour effectuer des comparaisons de statistiques de diff\u00e9rents ports. Certaines listes indiquent les cong\u00e9s et sorties de bateaux, d\u2019autres les rel\u00e2ches et sorties, ou encore les cong\u00e9s et passeports.<\/p><\/p>\n\n\n\n<p><p style=\"text-align: justify;\">Il devient d\u00e9licat de discerner l\u2019intensit\u00e9 des trafics de tel ou tel port.<\/p><\/p>\n\n\n\n<p><p style=\"text-align: justify;\">Par ailleurs, les archives de la Guyenne pour Bordeaux, de La Rochelle, de Nantes r\u00e9v\u00e8lent quelques limites&nbsp;: ann\u00e9es manquantes, transcription des lieux de destination vague (\u00ab&nbsp;c\u00f4tes de Bretagne&nbsp;\u00bb)\u2026<\/p><\/p>\n\n\n\n<p><strong>Glossaire.<\/strong><\/p>\n\n\n\n<p>*Barrique de Bordeaux et de Nantes&nbsp;: 225 litres.<\/p>\n\n\n\n<p>*B\u00e9n\u00e9fice&nbsp;: revenus attach\u00e9s \u00e0 une fonction. <br>*Capitation&nbsp;: imp\u00f4t direct cr\u00e9\u00e9 en 1695. Le Tiers Etat est surimpos\u00e9 par rapport \u00e0 la noblesse.<\/p>\n\n\n\n<p>*cr\u00e9es ou toiles du L\u00e9on. Export\u00e9es surtout \u00e0 partir de Landerneau, Morlaix, Roscoff, tant que la m\u00e9vente n\u2019affecte pas cette production au XVIIIe si\u00e8cle.&nbsp;<\/p>\n\n\n\n<p>*Etats de Bretagne&nbsp;: assembl\u00e9e provinciale compos\u00e9e des trois ordres&nbsp;: clerg\u00e9, noblesse et Tiers Etat, charg\u00e9e des affaires de la province (vote et r\u00e9partition des imp\u00f4ts directs).<\/p>\n\n\n\n<p>*Ferme des Devoirs&nbsp;: &nbsp;compagnie financi\u00e8re charg\u00e9e de lever les imp\u00f4ts indirects. Ici les droits essentiellement sur les boissons alcoolis\u00e9es au d\u00e9tail.<\/p>\n\n\n\n<p>*IADC&nbsp;: inventaire apr\u00e8s d\u00e9c\u00e8s.<\/p>\n\n\n\n<p>*Lettre de change&nbsp;: ce syst\u00e8me bas\u00e9 sur des confiances r\u00e9ciproques permet \u00e0 un n\u00e9gociant en vin (par ex. du Bordelais) de b\u00e9n\u00e9ficier des services d\u2019un interm\u00e9diaire (par ex. de Brest) qui remet sa commande \u00e0 un acheteur (par ex. de l\u2019Aber-Wrac\u2019h). Ce dernier r\u00e8gle sa commande en nature ou en argent \u00e0 l\u2019interm\u00e9diaire qui empoche une commission pour ses frais.<\/p>\n\n\n\n<p>*L.T.&nbsp;: la Livre Tournois se divise en 20 sols sous l\u2019Ancien R\u00e9gime.<\/p>\n\n\n\n<p>*Pinte&nbsp;: 0,93 litre.<\/p>\n\n\n\n<p>*Pipe&nbsp;: unit\u00e9 de mesure variable de 410 \u00e0 443 litres (cidre). Une pipe de vin de Nantes correspond \u00e0 environ 450 litres.<\/p>\n\n\n\n<p>*Port oblique&nbsp;: port secondaire d\u00e9pendant de l\u2019Amiraut\u00e9 dont le si\u00e8ge est \u00e0 Brest. Il existe \u00e9galement des &nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;ports obliques \u00e0 Pl. Trez, Guiss\u00e9ny, Plouguerneau o\u00f9 se trouve un receveur ou un commis.<\/p>\n\n\n\n<p>*Pot&nbsp;: deux pintes ou 1,8 litre.<\/p>\n\n\n\n<p><strong>*<\/strong>Tonneau de vin de ville&nbsp;de Bordeaux et Nantes : 900 litres.<\/p>\n\n\n\n<p>*Tonneau du vin de haut&nbsp;: 750 litres, soit 187,5 litres pour une barrique.<\/p>\n\n\n\n<p>* Tonneau de Nantes&nbsp;: 300 litres.<\/p>\n\n\n\n<p>*Tier\u00e7on de vin de haut<strong>&nbsp;: <\/strong>62,5 litres. &nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;<\/p>\n\n\n\n<p>*Tier\u00e7on de vin &nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp; de ville : un tiers de barrique de vin de ville ou 75 litres.<\/p>\n\n\n\n<p><strong>*<\/strong>Velte&nbsp;: pour l\u2019eau-de-vie, de 7 \u00e0 8 litres selon les r\u00e9gions.<\/p>\n\n\n\n<p>(1) Le commerce des vins dans le cadre de l\u2019\u00e9tude se rattache aux liaisons des deux pays avec le Bordelais, La Rochelle et Nantes. Quand on \u00e9voque le vin, on pense \u00e9galement au pinard. Le terme pinard daterait de 1616 (Petit Robert) et serait usit\u00e9 d\u00e9j\u00e0 au XVIIIe si\u00e8cle.<\/p>\n\n\n\n<p>(2) Marc Russon. L\u2019Aber-Wrac\u2019h et les terroirs littoraux environnants : portrait d\u2019une soci\u00e9t\u00e9 maritime bretonne \u00e0 la fin du Moyen \u00c2ge, CRBC 1993. &nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp; Iliz Koz : voir l\u2019article sur le cabotage \u00e0 Plouguerneau aux XVIIIe-XIXe si\u00e8cles, PHA\/Internet.<\/p>\n\n\n\n<p><p>(3) Martin H., Franciscains bretons et gens de mer, XVe-XVIIIe si\u00e8cles).&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;<\/p>\n<p>(4) source : M. Floc\u2019h de Lampaul-Plouarzel.<\/p><\/p>\n\n\n\n<p>(5) F. Roudaut : Les recteurs l\u00e9onards parlent de la mis\u00e8re, 1774, CRBC.<\/p>\n\n\n\n<p>(6) F. Roudaut : Les L\u00e9onards et leur clerg\u00e9, M\u00e9langes offerts \u00e0 Y. Gallo, Etudes sur la Bretagne et les pays celtiques, 1987.<\/p>\n\n\n\n<p><p>(7) M.Russon, note n\u00b02 &nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;<\/p>\n<p>(8) Selon J. Tanguy et E. Kerr\u00e9neur. &nbsp;<\/p><\/p>\n\n\n\n<p>(9)<a> voir l\u2019article PHA\/Internet : article sur le cabotage \u00e0 Plouguerneau au XVIIIe-XIXe si\u00e8cles&nbsp; <\/a>&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;<\/p>\n\n\n\n<p>(10) B244 1788-1792, inventaires des hardes et effets, Amiraut\u00e9 de Guyenne.<\/p>\n\n\n\n<p>(11) Amiraut\u00e9 de Guyenne (archives d\u00e9partementales de Gironde) 6 B 99.<\/p>\n\n\n\n<p>(12) D\u00e9clarations de rel\u00e2che dans le port de l\u2019Aber-Wrac\u2019h, Inventaire de l\u2019Amiraut\u00e9 de L\u00e9on ADF Brest B 4741-44. Les d\u00e9clarations sont tax\u00e9es environ une L.T. et le droit de rel\u00e2che revient \u00e0 13 sols. En 1777, en situation illicite de non d\u00e9claration de rel\u00e2che \u00e0 l\u2019Amiraut\u00e9 l\u2019amende est de 10 L.T.<\/p>\n\n\n\n<p>(13) Amiraut\u00e9 de&nbsp;Guyenne 6B 308, 1718, d\u00e9parts des navires de Bordeaux.<\/p>\n\n\n\n<p>(14)Inventaire de l\u2019Amiraut\u00e9 de L\u00e9on , ADF B 4745<a>.&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp; &nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;<\/a><\/p>\n\n\n\n<p><p style=\"text-align: justify;\"><a>(15) L\u2019Amiraut\u00e9 s\u2019occupe des affaires maritimes, donc du cabotage. L\u2019ordonnance de Colbert de 1681, appliqu\u00e9e en 1691 en Bretagne, r\u00e9git les juridictions maritimes du royaume. Pour enregistrer les cong\u00e9s, portant les noms du bateau, du ma\u00eetre, le tonnage, la cargaison, sa destination, obligatoires pour sortir d\u2019un port, il faut verser une somme \u00e0 l\u2019Amiral, plus ou moins importante selon l\u2019activit\u00e9 (au long court, au grand cabotage, au cabotage) en fonction du tonnage, que l\u2019on navigue le long des c\u00f4tes de Bretagne ou le long des c\u00f4tes du royaume de France, ou encore \u00e0 l\u2019\u00e9tranger. En outre, les droits varient d\u2019une Amiraut\u00e9 \u00e0 l\u2019autre.&nbsp; En L\u00e9on, les ma\u00eetres ou capitaine versent 5 sols pour moins de 10 Tx, 10 sols pour 10 \u00e0 29 Tx et 1 L.T. pour 30 \u00e0 49 Tx, pour le commerce le long des c\u00f4tes. A cette somme s\u2019ajoutent des droits variables, pour les officiers et le greffier. Celui-ci tient les comptes et liste les cong\u00e9s sur des registres plus ou moins bien tenus. Les personnels de l\u2019Amiraut\u00e9 ach\u00e8tent cher leur charge (4000 L.T. pour un greffier) et sont critiqu\u00e9s pour leur v\u00e9nalit\u00e9 et leur corruption. En 1770, sieur La Bourgogni\u00e8re cumule les fonctions de de commis receveur et de commis greffier de l\u2019Amiraut\u00e9 avec celle de commis des Fermes (des Traites ou taxes sur les marchandises) \u00e0 l\u2019Aber-Wrac\u2019h. Mal r\u00e9mun\u00e9r\u00e9 pour certaines t\u00e2ches (un sol par cong\u00e9) et \u00e2pre au gain, il &nbsp;s\u2019enfuit avec le produit des recettes. A cette taxation s\u2019ajoutent d\u2019autres droits pour naviguer au cabotage&nbsp;: ancrage, lamanage, lestage, d\u00e9lestage\u2026 Les ma\u00eetres de barques et les capitaines y voient perte de temps et d\u2019argent. &nbsp;&nbsp;<\/a>&nbsp;<\/p><\/p>\n\n\n\n<p>(16) Service Historique de la Marine Brest, 1P 7 1.<\/p>\n\n\n\n<p><p>(17) 6B309,1744-49, Amiraut\u00e9 de Guyenne, sorties de navires de Bordeaux. &nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;<\/p>\n<p>(18) &nbsp;H.Kimizuka.<\/p><\/p>\n\n\n\n<p>(19) ADF, B 4571<\/p>\n\n\n\n<p>(20) B4757ADF, Inventaire de l\u2019Amiraut\u00e9 de L\u00e9on.&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp; &nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;<\/p>\n\n\n\n<p><p>(21) Archives d\u00e9partementales de Loire-Atlantique, 4E 2\/1934 minutes de Verger, 10 05 1663 ; MSHAB 2012.&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp; &nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp; <\/p>\n<p>(22) Inventaire de l\u2019Amiraut\u00e9 de L\u00e9on, visites des bateaux, 1784.<\/p><\/p>\n\n\n\n<p>(23) D\u00e9clarations des entr\u00e9es et sorties des capitaines et ma\u00eetres de barques du port de Pontusval (1699-1715&nbsp;; Amiraut\u00e9 de L\u00e9on, B 4771). Les visites des navires \u00e0 l\u2019entr\u00e9e et \u00e0 la sortie sont payantes&nbsp;: pour les officiers et le greffier 15 sols pour les caboteurs de moins de 30 tonneaux, 22 sols pour ceux de 30 \u00e0 60 tonneaux. Un caboteur naviguant de port en port le long des c\u00f4tes de Bretagne n\u2019acquitte que 10 sols 6 deniers.&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp; &nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;<\/p>\n\n\n\n<p>(24) 6B308,1718. D\u00e9parts des navires de Bordeaux.<\/p>\n\n\n\n<p>(25) D\u00e9clarations entr\u00e9es et sorties et avaries des capitaines et ma\u00eetres de barques du port de Pontusval (1768-77), B 4772)<\/p>\n\n\n\n<p>(26) D\u00e9clarations des capitaines et ma\u00eetres de barques et enregistrement des passeports (documents d\u00e9livr\u00e9s par le pouvoir central d\u2019un Etat, en p\u00e9riode de guerre, ils prot\u00e8gent le caboteur d\u2019un Etat ennemi -anglais- contre les attaques des corsaires du royaume de France) du port de Pontusval (1781-88 ; ADF, Inventaire de l\u2019Amiraut\u00e9 de L\u00e9on, B 4773).<\/p>\n\n\n\n<p>(27)<a> L. El\u00e9go\u00ebt, le Pays Pagan, Palantines, 2012.<\/a><\/p>\n\n\n\n<p>(28)<a> voir l\u2019article PHA\/Internet : article sur le cabotage \u00e0 Plouguerneau au XVIIIe-XIXe si\u00e8cles.&nbsp; &nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;<\/a><\/p>\n\n\n\n<p>(29) L. El\u00e9go\u00ebt, le Pays Pagan, Palantines, 2012.<\/p>\n\n\n\n<p>(30) Le Pagan N\u00b0 16, D. Abernot.<\/p>\n\n\n\n<p>(31) ADF, B 4701. &nbsp;<\/p>\n\n\n\n<p>(32) voir l\u2019article PHA\/Internet : article sur le cabotage \u00e0 Plouguerneau au XVIIIe-XIXe si\u00e8cles.&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;<\/p>\n\n\n\n<p><strong>Bibliographie&nbsp;<\/strong>:<\/p>\n\n\n\n<p>Abiliou A-L&nbsp;: Soci\u00e9t\u00e9 et vie quotidienne \u00e0 Plouguerneau au XVIIIe si\u00e8cle d\u2019apr\u00e8s les IADC (UBO, ma\u00eetrise 2001)<\/p>\n\n\n\n<p>Cambry J.&nbsp;: Voyage dans le Finist\u00e8re, 1794-1795, Coop Breizh, 1993.<\/p>\n\n\n\n<p>Darsel J.&nbsp;: L\u2019Amiraut\u00e9 en Bretagne, des origines \u00e0 la fin du XVIIIe si\u00e8cle. PUR, 2012.<\/p>\n\n\n\n<p>La vie maritime et les c\u00f4tes du L\u00e9on sous l\u2019Ancien R\u00e9gime, BSAF, 1976. &nbsp;<\/p>\n\n\n\n<p>Garnault E. : le commerce rochelais au XVIIIe si\u00e8cle.&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp; &nbsp;&nbsp;&nbsp;<\/p>\n\n\n\n<p>Kerr\u00e9neur Eric : le commerce maritime dans les ann\u00e9es 1640 entre le L\u00e9on et Bordeaux. Soci\u00e9t\u00e9 Arch\u00e9ologique du Finist\u00e8re 2012<\/p>\n\n\n\n<p>Kimizuka Hiroyasu : Bordeaux et la Bretagne au XVIIIe si\u00e8cle, les routes du vin (PUR, 2015).<\/p>\n\n\n\n<p>Mainet-Delair N.&nbsp;: le trafic du vin entre Bordeaux et Brest in Brest au temps de l\u2019Acad\u00e9mie de Marine, Abbaye de Daoulas, 2001.<\/p>\n\n\n\n<p><p>Malvezin TH. : Le commerce \u00e0 Bordeaux au XVIIIe si\u00e8cle.&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp; &nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;.:&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp; <\/p>\n<p>&nbsp;Michon Bernard : Le port de Nantes au XVIIIe si\u00e8cle, construction d\u2019une aire portuaire, PUR, 2011 ; Le complexe portuaire nantais au XVIIe et XVIIIe si\u00e8cles ; SHAB, 2012, les Chemins de la mer.<\/p><\/p>\n\n\n\n<p>Perrin O.&nbsp;: La galerie Bretonne, Coop Breizh. (13)&nbsp;&nbsp;&nbsp;<\/p>\n\n\n\n<p>Roudaut F., Kerherv\u00e9 J.&nbsp;: La Bretagne en 1665 d\u2019apr\u00e8s le rapport de Charles Colbert de Croissy (CRBC, 1978, \u2026) &nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;<\/p>\n\n\n\n<p>Tanguy Jean : Le commerce nantais \u00e0 la fin du XVIe si\u00e8cle et au d\u00e9but du XVIIe si\u00e8cle (Th\u00e8se de 1967).<\/p>\n\n\n\n<p>Trocme E. &nbsp;Le commerce rochelais \u00e0 la fin du XVe si\u00e8cle et au d\u00e9but du XVIIe si\u00e8cle.&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp; &nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;<\/p>\n","protected":false},"excerpt":{"rendered":"<p>Kergadavarn, le 28 F\u00e9vrier (Jean-Pierre Hirrien) Les littoraux du Pays des Abers et du Pays Pagan pr\u00e9sentent des dispositions naturelles favorables \u00e0 l\u2019implantation de ports commerciaux : une c\u00f4te d\u00e9coup\u00e9e [&hellip;]<\/p>\n","protected":false},"author":7,"featured_media":2260,"parent":0,"menu_order":0,"comment_status":"open","ping_status":"open","template":"","meta":{"ngg_post_thumbnail":0,"_EventAllDay":false,"_EventTimezone":"","_EventStartDate":"","_EventEndDate":"","_EventStartDateUTC":"","_EventEndDateUTC":"","_EventShowMap":false,"_EventShowMapLink":false,"_EventURL":"","_EventCost":"","_EventCostDescription":"","_EventCurrencySymbol":"","_EventCurrencyCode":"","_EventCurrencyPosition":"","_EventDateTimeSeparator":"","_EventTimeRangeSeparator":"","_EventOrganizerID":[],"_EventVenueID":[],"_OrganizerEmail":"","_OrganizerPhone":"","_OrganizerWebsite":"","_VenueAddress":"","_VenueCity":"","_VenueCountry":"","_VenueProvince":"","_VenueState":"","_VenueZip":"","_VenuePhone":"","_VenueURL":"","_VenueStateProvince":"","_VenueLat":"","_VenueLng":"","_VenueShowMap":false,"_VenueShowMapLink":false,"footnotes":""},"categories":[257],"tags":[308,46,310,312],"class_list":["post-2257","page","type-page","status-publish","has-post-thumbnail","hentry","category-18-19-plouguerneau-et-la-mer","tag-mer","tag-plouguerneau","tag-port","tag-vin"],"_links":{"self":[{"href":"https:\/\/appriou.bzh\/index.php\/wp-json\/wp\/v2\/pages\/2257","targetHints":{"allow":["GET"]}}],"collection":[{"href":"https:\/\/appriou.bzh\/index.php\/wp-json\/wp\/v2\/pages"}],"about":[{"href":"https:\/\/appriou.bzh\/index.php\/wp-json\/wp\/v2\/types\/page"}],"author":[{"embeddable":true,"href":"https:\/\/appriou.bzh\/index.php\/wp-json\/wp\/v2\/users\/7"}],"replies":[{"embeddable":true,"href":"https:\/\/appriou.bzh\/index.php\/wp-json\/wp\/v2\/comments?post=2257"}],"version-history":[{"count":0,"href":"https:\/\/appriou.bzh\/index.php\/wp-json\/wp\/v2\/pages\/2257\/revisions"}],"wp:featuredmedia":[{"embeddable":true,"href":"https:\/\/appriou.bzh\/index.php\/wp-json\/wp\/v2\/media\/2260"}],"wp:attachment":[{"href":"https:\/\/appriou.bzh\/index.php\/wp-json\/wp\/v2\/media?parent=2257"}],"wp:term":[{"taxonomy":"category","embeddable":true,"href":"https:\/\/appriou.bzh\/index.php\/wp-json\/wp\/v2\/categories?post=2257"},{"taxonomy":"post_tag","embeddable":true,"href":"https:\/\/appriou.bzh\/index.php\/wp-json\/wp\/v2\/tags?post=2257"}],"curies":[{"name":"wp","href":"https:\/\/api.w.org\/{rel}","templated":true}]}}