{"id":380,"date":"2011-07-24T10:33:42","date_gmt":"2011-07-24T08:33:42","guid":{"rendered":"https:\/\/plouguerneau.net\/julien-maunoir\/"},"modified":"2025-01-27T10:05:12","modified_gmt":"2025-01-27T09:05:12","slug":"julien-maunoir","status":"publish","type":"page","link":"https:\/\/appriou.bzh\/index.php\/julien-maunoir\/","title":{"rendered":"Julien Maunoir"},"content":{"rendered":"\n<div align=center><font size=3><font color=blue><b>Le bienheureux JULIEN MAUNOIR<\/b><\/font><\/font><\/div>\n<table>\n<tr>\n<td width=70%><font size=2><\/p>\n<div align=justify>\nCe sera lui le dernier venu parmi les petits saints de Plouguerneau. A ce propos, on se souvient de l&rsquo;\u00e9lection de David que la Bible raconte au premier livre de Samuel (chap. 16, w 1-13<\/em> : \u00ab\u00a0Jess\u00e9 fit (&#8230;) passer ses sept fils devant Samuel, mais Samuel dit \u00e0 Jess\u00e9 : \u00ab\u00a0Le Seigneur n&rsquo;a choisi aucun de ceux-l\u00e0\u00a0\u00bb. Samuel dit \u00e0 Jess\u00e9 \u00ab\u00a0Les gar\u00e7ons sont-ils au complet ?\u00a0\u00bb et celui-ci r\u00e9pondit : \u00ab\u00a0Il reste encore le plus jeune, il fait pa\u00eetre le petit b\u00e9tail\u00a0\u00bb. Alors Samuel dit \u00e0 Jess\u00e9 : \u00ab\u00a0Envoie-le chercher\u00a0\u00bb &#8230;.\u00a0\u00bb<\/p>\n<p>\u00ab\u00a0Il reste encore le plus jeune &#8230; \u00ab\u00a0. Parmi les petits saints de Plouguerneau, Julien Maunoir est le plus jeune des canonis\u00e9s, m\u00eame pas canonis\u00e9, car il est tout juste b\u00e9atifi\u00e9 ; il le fut le 20 mai 1951 : on a f\u00eat\u00e9 l&rsquo;an dernier le demi-si\u00e8cle, &#8230;<\/p>\n<\/td>\n<td>\n<div align= center>\n<img decoding=\"async\" src=\"https:\/\/appriou.bzh\/wp-content\/uploads\/2010\/10\/petitssaints_julienmaunoir.jpg\" title=\"Julien Maunoir\"><\/div>\n<\/td>\n<\/tr>\n<\/table>\n<p>Julien. Maunoir fut le grand ami, l&rsquo;h\u00e9ritier spirituel, le z\u00e9l\u00e9 continuateur de dom Michel. C&rsquo;est la raison pour laquelle il a sa place parmi les petits saints, aux c\u00f4t\u00e9s de son ma\u00eetre et incomparable pr\u00e9curseur. Julien est n\u00e9 le ler octobre 1606 (donc une trentaine d&rsquo;ann\u00e9es apr\u00e8s dom Michel), \u00e0 Saint-Georges-de-Reintembault, une paroisse de l&rsquo;\u00e9v\u00each\u00e9 de Rennes, entre Foug\u00e8res et Avranches, \u00e0 l&rsquo;extr\u00eame limite aux confins de la Bretagne et de la Normandie. On dit qu&rsquo;en 1613, \u00e9tant en chaire (selon les uns, c&rsquo;\u00e9tait \u00e0 Landerneau, selon d&rsquo;autres, \u00e0 Douarnenez<\/em>, dom Michel s&rsquo;\u00e9cria : \u00ab\u00a0Remercions Dieu de ce qu&rsquo;il m&rsquo;a donn\u00e9 un successeur. Il a sept ans, il est du dioc\u00e8se de Rennes, il sera j\u00e9suite\u00a0\u00bb. Un coll\u00e8ge de j\u00e9suites fut fond\u00e9 \u00e0 Rennes en 1604. Julien Maunoir en fut l&rsquo;\u00e9l\u00e8ve, de 1620 (ou 1621) \u00e0 1625. Le 16 septembre de cette m\u00eame ann\u00e9e 1625, il entre au noviciat des j\u00e9suites \u00e0 Paris, pour deux ann\u00e9es, au terme desquelles il prononce ses premiers v\u0153ux . De 1627 \u00e0 1630, il \u00e9tudie la philosophie \u00e0 la Fl\u00e8che. Apr\u00e8s les trois, ann\u00e9es de philosophie, les \u00e9tudiants j\u00e9suites destin\u00e9s \u00e0 devenir pr\u00eatres interrompaient leurs \u00e9tudes pour faire ce qui s&rsquo;appellerait de nos jours un stage : ce stage, d&rsquo;une ann\u00e9e au moins, de deux ou trois le plus souvent, consistait \u00e0 devenir professeur dans !&rsquo;un des nombreux coll\u00e8ges tenus un peu partout par les j\u00e9suites. Le Fr\u00e8re Maunoir fut envoy\u00e9 \u00e0 Quimper en septembre 1630, o\u00f9 on lui confia la classe de cinqui\u00e8me.<\/p>\n<p>Fond\u00e9 en 1620, le coll\u00e8ge des j\u00e9suites de Quimper, \u00e0 la rentr\u00e9e de 1626, comptait d\u00e9j\u00e0 960 gar\u00e7ons (est-il besoin de rappeler que la mixit\u00e9 des classes est un ph\u00e9nom\u00e8ne tout nouveau, qui n&rsquo;\u00e9tait pas imaginable il y a 400 ans, ni m\u00eame il y a 60 ans ?). Le Fr\u00e8re Maunoir n&rsquo;\u00e9tait pas destin\u00e9 \u00e0 rester \u00e0 Quimper, puisqu&rsquo;il lui fallait, apr\u00e8s son stage, \u00e9tudier la th\u00e9ologie avant d&rsquo;\u00eatre ordonn\u00e9 pr\u00eatre. Son d\u00e9sir \u00e9tait de devenir missionnaire et, faveur supr\u00eame que Dieu accorde parfois, de subir le martyre, comme les j\u00e9suites japonais Paul Miki et ses deux compagnons, b\u00e9atifi\u00e9s en 1627. Mais seul le Canada est ouvert aux j\u00e9suites fran\u00e7ais : c&rsquo;est l\u00e0-bas que Maunoir souhaite \u00eatre envoy\u00e9 ; on pouvait aussi y \u00eatre martyris\u00e9, comme ce sera le cas pour ses confr\u00e8res Isaac Jogues (en 1648) et Jean de Br\u00e9beuf (en 1649), b\u00e9atifi\u00e9s en 1925, canonis\u00e9s en 1930.<br \/>\nLe P. Bernard \u00e9tait l&rsquo;un des j\u00e9suites de Quimper ; c&rsquo;\u00e9tait lui le conseiller spirituel de dom Michel qui, \u00e0 l&rsquo;\u00e9poque, \u00e9tait toujours \u00e0 Douarnenez depuis ses \u00e9tudes \u00e0 Agen et \u00e0 Bordeaux, l&rsquo;admiration de dom Michel pour les j\u00e9suites \u00e9tait sans bornes. Par le P. Bernard, dom Michel avait appris l&rsquo;arriv\u00e9e; du Fr\u00e8re Maunoir \u00e0 Quimper &#8230; Le P. Bernard invitait instamment le nouveau professeur de cinqui\u00e8me \u00e0 apprendre la langue bretonne pour pouvoir, une fois devenu pr\u00eatre, \u00eatre affect\u00e9 aux missions bretonnes auxquelles dom Michel \u00e9tait seul \u00e0 se consacrer &#8230; Maunoir r\u00e9torquait qu&rsquo;avec sa classe il n&rsquo;avait pas le temps d&rsquo;apprendre le breton, et que, s&rsquo;il arrivait \u00e0 d\u00e9gager du temps, c&rsquo;est plut\u00f4t la langue du Canada qu&rsquo;il apprendrait, car, c&rsquo;est au Canada qu&rsquo;il souhaitait \u00eatre envoy\u00e9 &#8230;Or, un matin de novembre 1630, d\u00e8s 7 heures, ayant couvert de nuit et \u00e0 pied le trajet Douarnenez-Quimper, dom Michel se pr\u00e9sente \u00e0 la porte du coll\u00e8ge des j\u00e9suites et demande; \u00ab\u00a0le professeur le plus jeune\u00a0\u00bb (Maunoir venait d&rsquo;avoir 24 ans). L&rsquo;entrevue fut br\u00e8ve : dom Michel se contenta de dire deux mots au jeune j\u00e9suite sur la vocation des deux ap\u00f4tres fr\u00e8res Pierre et Andr\u00e9. On s&#8217;embrassa et dom Michel s&rsquo;en alla. Touch\u00e9 de cette visite, intrigu\u00e9 aussi, le Fr\u00e8re Maunoir demanda au P. Bernard ce qu&rsquo;elle signifiait, et le pourquoi du rappel de la vocation des deux ap\u00f4tres. \u00ab\u00a0Tu dois comme eux, r\u00e9pliqua Bernard, les imiter dans leur promptitude lorsque le Seigneur t&rsquo;appellera aux missions bretonnes\u00a0\u00bb&#8230;<br \/>\nEbranl\u00e9, sans \u00eatre pleinement convaincu, Maunoir se rendit quelques jours plus tard en p\u00e8lerinage de d\u00e9votion \u00e0 une chapelle proche de Quimper, appel\u00e9e Ti Mamni Doue (\u00ab\u00a0la maison de la M\u00e8re de Dieu\u00a0\u00bb). Chemin faisant, il se remit \u00e0 penser aux missions bretonnes. Il vit en esprit les \u00e9v\u00each\u00e9s de langue bretonne comme une terre \u00e0 d\u00e9fricher pour y semer l&rsquo;\u00e9vangile. Il se p\u00e9n\u00e9tra de la n\u00e9cessit\u00e9 d&rsquo;apprendre le breton et, arriv\u00e9 \u00e0 la chapelle, il fit une pri\u00e8re \u00e0 la Vierge en lui demandant d&rsquo;\u00eatre elle-m\u00eame son professeur de breton. De retour au coll\u00e8ge, il informa le P. Bernard de tout ce qui lui \u00e9tait arriv\u00e9 dans cette \u00e9tonnante apr\u00e8s-midi : enchantement du P.. Bernard, opposition la plus vive de tous les autres confr\u00e8res \u00e0 ce projet \u00ab\u00a0d\u00e9raisonnable\u00a0\u00bb d&rsquo;apprendre le breton ! On s&rsquo;en remit au P. Provincial de France, qui finit par trancher\u00a0: la permission d&rsquo;apprendre le breton arriva le dimanche de Pentec\u00f4te 1631, grande f\u00eate de l&rsquo;Esprit Saint, et grande f\u00eate des langues. Quelques jours plus tard, dans les moments laiss\u00e9s libres par son enseignement au coll\u00e8ge, le Fr. Maunoir faisait le cat\u00e9chisme en breton dans les paroisses rurales proches de Quimper &#8230; Cette situation se prolongea jusqu&rsquo;\u00e0 la fin du mois d&rsquo;ao\u00fbt 1633 o\u00f9, souffrant de surmenage, le Fr\u00e8re Maunoir fut envoy\u00e9 \u00e0 Tours o\u00f9 il devait se refaire une sant\u00e9. Qu&rsquo;allaient devenir les missions bretonnes ?<br \/>\nDom Michel avait tenu \u00e0 saluer son jeune ami j\u00e9suite, et successeur esp\u00e9r\u00e9, avant son d\u00e9part de Quimper. Le temps passa. Julien Maunoir fut ordonn\u00e9 pr\u00eatre \u00e0 Bourges le 6 juin 1637. Ayant consacr\u00e9 plusieurs ann\u00e9es \u00e0 l&rsquo;apostolat des Bretons, Maunoir, dans l&rsquo;ann\u00e9e 1636, s&rsquo;\u00e9tait cru quitte \u00e0 l&rsquo;\u00e9gard de sa promesse. Il se remit donc \u00e0 penser au Canada. En d\u00e9cembre de cette m\u00eame ann\u00e9e 1636, il tomba gravement malade et fr\u00f4la la mort. Au moment de recevoir le viatique, sa toute derni\u00e8re communion, il souhaita gu\u00e9rir et fit le v\u0153u, s&rsquo;il en r\u00e9chappait, de consacrer le reste de ses jours au salut de la Bretagne, moyennant l&rsquo;accord de ses sup\u00e9rieurs. Contre toute attente, le Fr\u00e8re Maunoir se r\u00e9tablit, et en septembre 1640, il arriva \u00e0 Quimper, nomm\u00e9 \u00e0 la communaut\u00e9 des j\u00e9suites de cette ville, non pas pour enseigner, mais pour \u00eatre affect\u00e9: aux missions bretonnes. On lui adjoignit le P. Bernard comme second, bien qu&rsquo;il ne s\u00fbt pas le breton. Maunoir ne devait plus quitter la Bretagne. Il allait labourer le champ du P\u00e8re pendant plus de 42 ann\u00e9es, donnant quelque 430 missions (chaque mission durait trois semaines en g\u00e9n\u00e9ral), et mettant en \u0153uvre jusqu&rsquo;\u00e0 sa mort (le 28 janvier 1683) toutes les intuitions de son pr\u00e9d\u00e9cesseur, dom Michel.<br \/>\nCe dernier avait quitt\u00e9 Douarnenez et la Cornouaille quelques temps avant l&rsquo;arriv\u00e9e de Maunoir \u00e0 Quimper. A dire vrai., il avait \u00e9t\u00e9 somm\u00e9 par le vicaire g\u00e9n\u00e9ral de quitter l&rsquo;\u00e9v\u00each\u00e9 de Cornouaille, et de s&rsquo;en retourner dans celui de L\u00e9on, d&rsquo;o\u00f9 il \u00e9tait natif. Comme on le sait, il s&rsquo;\u00e9tablit au Conquet. Ayant appris l&rsquo;arriv\u00e9e du P. Maunoir \u00e0 Quimper, il l&rsquo;invita \u00e0 venir le voir en L\u00e9on. Ce furent des retrouvailles parmi les plus chaleureuse. Maunoir passa plusieurs jours aupr\u00e8s de l&rsquo;initiateur des missions bretonnes, et fut pr\u00e9sent\u00e9 par lui comme son successeur aux fid\u00e8les assembl\u00e9s dans l&rsquo;\u00e9glise. Dom Michel remit \u00e0 Maunoir sa clochette, ses cahiers, des livres, des instructions, bref, il l&rsquo;investit de toute son autorit\u00e9, et avec le poids de son exp\u00e9rience. Celle aussi de son discernement : il y eut des mises en garde, des conseils pr\u00e9cis. Comme Elie jetant son manteau sur Elis\u00e9e , dom Michel fit de Julien Maunoir \u00ab\u00a0le fils de son esprit\u00a0\u00bb&#8230; Apr\u00e8s une mission \u00e0 Douarnenez, le P. Maunoir revint en faire une \u00e0 Ouessant et \u00e0 Mol\u00e8ne &#8230;Il semble qu&rsquo;il se rendit au Conquet aupr\u00e8s de son vieux ma\u00eetre aussi souvent lorsque l&rsquo;occasion s&rsquo;en pr\u00e9sentait, lorsque, par exemple, il donnait des missions dans le Bas.-L\u00e9on &#8230;<br \/>\nDom Michel vieillissant conserve son \u00e2me de feu. Mais son corps auquel il a trop demand\u00e9 n&rsquo;ob\u00e9it plus que bien mal \u00e0 la volont\u00e9 qui l&rsquo;habite. Le vieux missionnaire, atteint depuis longtemps de la maladie de Parkinson, tombe en compl\u00e8te paralysie le jour de ses 74 ans. Le printemps 1652 arriva, et le temps pascal. La fin \u00e9tait proche. Dom Michel eut la consolation d&rsquo;avoir pr\u00e8s de lui sorti fils spirituel : Julien Maunoir, \u00e2g\u00e9 alors de 45 ans, \u00e9tait dans la pleine force de son \u00e2ge. Croyant dom Michel r\u00e9tabli et sur les instances du vieillard, le P. Maunoir repartit pour la mission qu&rsquo;il donnait en Cornouaille. Il revint \u00e0 temps pour donner \u00e0 son ma\u00eetre v\u00e9n\u00e9r\u00e9 une derni\u00e8re absolution et lui tenir le crucifix pos\u00e9 sur les l\u00e8vres le dimanche 5 mai 1652, dom Michel quitta ce monde, pleur\u00e9 de tous et en particulier du plus ch\u00e9ri de ses enfants spirituel Julien Maunoir qui pr\u00e9sida les fun\u00e9railles dans l&rsquo;\u00e9glise tr\u00e9viale de Lochrist, le mardi 7, avant-veille de l&rsquo;Ascension.<br \/>\nDom Michel fut pour le P. Maunoir, dans les 31 ann\u00e9es de vie o\u00f9 il surv\u00e9cut \u00e0 son vieux ma\u00eetre, une pr\u00e9sence discr\u00e8te et invisible \u00e0 ses c\u00f4t\u00e9s, autant qu&rsquo;un intercesseur dans le ciel. En 1675, il passait par Meilars, paroisse proche de Douarnenez o\u00f9 dom Michel avait r\u00e9sid\u00e9 quelques mois comme recteur. Le P. Maunoir et l&rsquo;ami pr\u00eatre qui voyageait avec lui arriv\u00e8rent pr\u00e8s de la. chapelle N.D. de Confort, qui est sur le territoire de Meilars. Selon la relation d&rsquo;un gentilhomme longtemps homme de guerre et partant peu cr\u00e9dule, les deux pr\u00eatres virent appara\u00eetre devant eux dom Michel rev\u00eatu du surplis ; bient\u00f4t ils virent la Vierge elle-m\u00eame, et dom Michel \u00e0 genoux aupr\u00e8s d&rsquo;elle. Dom Michel pr\u00e9senta le P. Maunoir \u00e0 la Vierge, qui le regarda avec bont\u00e9 et le b\u00e9nit. Puis la vision disparut. Jeux de l&rsquo;imagination, de la m\u00e9moire (dom Michel avait \u00e9t\u00e9 recteur \u00e0 Meilars), vision int\u00e9rieure, apparition r\u00e9elle ? Toujours est-il que le souvenir de dom Michel hantait le P. Maunoir, l\u2019habitait comme une aide, un ressort, une force. Il s&rsquo;adressait \u00e0 lui dans les pri\u00e8res qu&rsquo;il formulait dans le secret de son c\u0153ur .<br \/>\nA la fin  de janvier 1683, le P. Maunoir achevait lui aussi sa course terrestre. Il voulut mourir \u00ab\u00a0sur les terres de saint Corentin\u00a0\u00bb, c&rsquo;est-\u00e0-dire en Cornouaille. Aussi quitta-t-il assez pr\u00e9cipitamment Bourbriac, qui \u00e9tait en l&rsquo;\u00e9v\u00each\u00e9 de Tr\u00e9guier, pour arriver finalement \u00e0, Pl\u00e9vin (actuellement dans les C\u00f4tes-d&rsquo;Armor, mais en Cornouaille tout de m\u00eame), o\u00f9 le recteur l\u00a0\u00bbaccueillit dans son presbyt\u00e8re. Le 27 janvier, la veille de sa mort, il parut d\u00e9lirer : par deux fois, s&rsquo;adressant \u00e0 ceux qui l&rsquo;entouraient, il leur dit : \u00ab\u00a0Donnez une chaise \u00e0 M. Le Nobletz\u00a0\u00bb. Voyait-il dom Michel pr\u00e8s de son lit de mort, comme lui-m\u00eame avait \u00e9t\u00e9 pr\u00e8s du sien 31 ans auparavant\u00a0?<\/p>\n<p>\nTexte de <b> Fa\u00f1ch Morvannou<\/b><\/p>\n<p> <\/p>\n","protected":false},"excerpt":{"rendered":"<p>Le bienheureux JULIEN MAUNOIR Ce sera lui le dernier venu parmi les petits saints de Plouguerneau. 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